Bonjour Serge / Geneviève (selon qui ouvre le mail),
J’ai terminé le petit texte écrit après mon lâcher, si vous voulez le poster sur le site du Véliplane ! Je le joins au mail. 🙂
Bonne fin de weekend et à bientôt !! Bons vols !
Alors que je réalise mes premiers vols seul à bord,
concrétisant près de dix ans de passion pour l’aviation, comment ne pas me
souvenir de ce jour où j’ai poussé pour la première fois la porte du
Véliplane ? C’était au printemps dernier.
J’y ai découvert l’univers de l’ULM, un monde d’appareils
variés au pilotage exigeant rigueur et responsabilité. Mais j’ai aussi
découvert une équipe profondément chaleureuse et humaine. Les cours se sont
succédé, en Nynja d’abord puis en Alpha Trainer. Durant cette formation, j’ai
pu compter sur Erwan et Philippe, instructeurs passionnés et pédagogues comme
on en fait peu !
Puis ce fut ensuite le grand jour, celui du lâché. Légère
appréhension amplement compensée par un immense enthousiasme ! La joie de
voler seul a bord est immédiate, et l’entraînement fait son œuvre : tout
se déroule bien. En de tels instants, on se dit que la sensation du moteur qui
vibre en montée initiale et le reflet du soleil sur les lacs qui bordent les
piste valent très largement les nuits de révisions plongées dans les pages du
manuel Cépaduès !
Puis une épreuve de navigation plus tard, ça y est. Un jour
on monte dans l’appareil en tant qu’élève, et puis on en ressort Pilote. Alors
on se rappelle la phrase de De Vinci sur le vol : “Une fois que vous aurez
goûté au vol, vous marcherez à jamais les yeux tournés vers le ciel, car c’est
là que vous êtes allés, et c’est là que toujours vous désirerez ardemment
retourner.”
Je tiens donc à remercier avec sincérité toute l’équipe du
Véliplane, Serge, Geneviève, Philippe, Erwan, et tous les autres membres de ce
club où aviateur rime avec bonne humeur !
Décembre 2017: j’envisage d’essayer l’ULM.
Après une recherche sur internet, j’atterris au Veliplane, pour faire une
séance d’initiation en Ulm multiaxes. Juste pour voir.
Je fais mon premier vol, je sors de l’ULM, et
là, sans hésitation, je remplis les papiers pour me lancer dans une formation
de pilote d’Ulm.
Au début je progresse à un bon rythme,
j’apprends à connaître et à maîtriser la machine (le Nynja). En tours de piste,
ce fut plus laborieux. Je gère correctement ma finale, mais impossible de trouver
le bon dosage pour l’arrondi. J’ai donc passé des heures et des heures à
enchaîner les tours de piste, en essayant de me corriger à chaque fois,
en écoutant les conseils avisés de mes instructeurs: « Tiens le plus
longtemps », « refuse le sol », « ne tire pas trop sur le
manche ».
Et puis un jour, « miracle »:
j’enchaîne (enfin) plusieurs atterrissages avec un arrondi (à peu près)
maîtrisé ! Heureusement car je commençais à perdre confiance !
Mais j’étais bien loin du lâcher ! En effet,
je passe plusieurs mois à enchaîner les séances avec des conditions pas
vraiment favorables au lâcher solo (trop de vent, trop de monde, mauvaise
séance…).
Le 7 décembre 2019, après plus d’un mois
d’abstinence (de vol), je prends la route en direction du Veliplane. Comme
d’habitude, dans la voiture, j’appelle l’ATIS, pour me mettre dans l’ambiance
et me préparer mentalement. Piste 25 en service, 7kt de vent à peu près dans
l’axe, visibilité 8km. En plus de ça, le ciel est gris, je me dis que le
lâcher, ça ne sera encore pas pour cette fois.
J’arrive au club, je vais voler avec Philippe
aujourd’hui. Prevol, on écoute l’ATIS, j’appelle la Tour, c’est parti pour des
tours de piste sur la 25. On fait le circuit de piste classique puis après on
enchaîne sur des rapprochés. Au deuxième touché, Philippe me dit « tu m’en
refais un ou deux comme celui là et c’est bon ». Bien sûr, le touché
suivant était moins réussi… mais convenable tout de même. Ensuite, une panne
moteur en vent arrière, un encadrement… Et là Philippe me confirme que je
vais être lâché!
J’ai les jambes qui tremblent un peu mais je
m’en sens capable (et je me dis surtout que si l’instructeur m’en pense capable
alors ça doit être le cas). On fait un briefing, Philippe me prévient que l’ULM
décollera plus rapidement et montera beaucoup plus vite qu’à deux, mais ça, à
force de lire tous les témoignages des lâchés, j’en avais bien
conscience.
Après avoir signé le fameux papier
d’entraînement seul à bord, je me lance. Je contacte la tour, Philippe précise à
la radio que c’est un lâcher solo. Je roule jusqu’au point d’arrêt de la 25
gauche. Je stresse, j’en viens même à me demander ce que je fais là.
Heureusement, le roulage jusqu’à la 25 est long, j’ai eu le temps de me
raisonner ! J’applique ma procédure CAIN PVS et puis…. « Papa Romeo prêt
au point d’attente 25 gauche », la tour m’autorise à décoller et c’est
parti ! Effectivement l’accélération est bien plus franche lorsqu’on est seul,
ça m’a bien surpris. Concentration maximale, je me répète tout ce que j’ai
entendu pendant ma formation, du pied à droite, on garde bien l’axe, et tout se
passe super bien.
Je m’annonce en vent arrière, je prends le
temps de vérifier les paramètres moteur, le carburant, tout va bien. Je
savoure. Je regarde à plusieurs reprises le siège à ma droite: il est bien vide
!
Ensuite, la finale. J’ai coupé les gaz un peu
tôt mais je rattrape le plan et je fais un atterrissage très correct.
J’enchaîne avec deux autres tours puis retour au parking, satisfait et fier.
Un grand moment et une étape importante dans
ma formation. J’ai hâte d’y retourner !
Merci à toute l’équipe, en particulier Serge, Geneviève, Philippe, Erwan et tous les autres instructeurs avec qui j’ai pu voler. J’ai découvert un super club avec une bonne ambiance, des instructeurs sérieux et très attachés à la sécurité.
Merci pour tes louanges et pour la patience qu’il t’ as fallu pour attendre d’avoir le bon moment, celui ou tout les paramètres sont au verts, plein de bons vols toujours en prudence, on te fais confiance.
Cet instant unique se rapprochait de semaines en
semaines, forcément.
Les reports se sont succédés, notamment provoqués par des
conditions météorologiques incompatibles avec un lâché solo en toute sécurité.
L’épisode de canicule, entre autre, n’y a pas été étranger.
Puis on ne s’y attend plus vraiment.
Mais ce jeudi 08 août 2019, en cette fin de belle
journée, après trois tours de pistes de ce superbe terrain de Meaux-Esbly , Erwan donne le feu vert pour un
atterrissage complet : c’est l’heure du lâché !
Après quelques brèves formalités administratives
autorisant l’élève pilote à s’entraîner seul à bord puis une nouvelle visite
prévol de la machine , c’est bon pour une nouvelle mise en route. Roulage.
Point d’attente. Actions vitales. Les process appris et répétés sont restitués.
Aligné , dernière vérification , un coup d’oeil sur la place droite : vide ! mince alors, c’est la première fois
!
Il faut s’y
faire. Gaz à fond. Pied à droite.
Palier. Montée initale. Puis restitution des tours de pistes. Le paysage est dégagé. Vue sur Paris à l’ouest. Meaux à l’est du
terrain. Au-dessus , au nord, les
commerciaux en final deux par deux sur
Roissy CDG. Concentré. Il est temps de regagner le planché des vaches avec un
complet.
Le premier lâché, le premier vol solo. Ce n’est pas
l’aboutissement de la formation. Bien au contraire. Ce n’est que le début.
Rester humble en toute circonstance et s’entraîner.
Merci à Serge & Geneviève et à toute l’équipe de ULM
PARIS – Veliplane.
Merci aux instructeurs Philippe, Erwan, Laurent. Merci
pour vos conseils.
N’hésitez plus, poussez la porte de ce club où règnent
bon esprit et bonne humeur !
Ça y est, après des tours et des tours de piste, des nav. plus ou moins longues, plus ou moins complexes, 2 machines à prendre en main, 3 lâchés solo et la pression qui va avec…j’ai décroché le précieux sésame, le brevet ! Mon blocage, ce satané arrondi, à quel moment le faire, ni trop tôt, ni trop tard, le maintenir et se poser tout en douceur. Quelle sensation lorsqu’en ce début janvier après 3 tours de pistes, Philippe me propose de partir en solo…Un sentiment de joie mélangé à une appréhension certaine… Mais comme à son habitude, Philippe a su rassurer avec son calme légendaire et ses précieux conseils, un bon briefing et c’est parti ! Concentration maximale, je me remémore l’ensemble des conseils prodigués par Philippe, Erwan et Serge, maintenir la vitesse, être dans l’axe de la piste, la pente idéale, ni trop long, ni trop court, la phraséologie radio, et après 3 tours de piste, retour au hangar Véliplane, avec une joie et un soulagement certains… On m’avait dit que cette sensation ne se vivait qu’une fois, je confirme ! Je suis très heureux d’avoir pu bénéficier de la formation et des précieux conseils de plusieurs instructeurs et leur personnalité si différente : Philippe, calme, d’humeur égale, patient et toujours un mot pour encourager le moindre progrès. Erwan, exigeant, précis, pointu, des conseils avisés pour faire progresser. Serge, sa chaleur humaine, son expérience légendaire, son pilotage « aux fesses » et sa fameuse phrase « si je ne dis rien, c’est que tout va bien » Et sans oublier les instructeurs stagiaires avec chacun leur approche et leur pédagogie. Je débute maintenant mes premières balades seules avec toujours à l’esprit que je reste un pilote débutant, avec les précautions qui s’imposent… Ma priorité maintenant est d’acquérir de l’expérience pour progresser à chaque sortie et prendre du plaisir ! Un grand MERCI à l’équipe sans oublier Geneviève pour son accueil chaleureux et sa bonne humeur.
J’attendais
avec impatience ce moment qui approchait tout en se laissant désirer … la faute
à la météo avec un peu trop de vent … et surtout mon posé avec ce satané vent
de travers avec le manche dans le vent et le pied à l’opposé … C’est chaud !
Et
Philippe, mon instructeur, m’a enfin proposé d’y aller … banco, évidemment !
Je
me souviens de ce premier tour de piste, en « automatique », avec un
champ visuel réduit au strict minimum : devant le capot moteur, les cadrans de
l’anémomètre et de l’altimètre, pas plus.
Dès
le deuxième tour de piste, je me suis libéré pour prendre un peu plus le
contrôle de la machine et des événements.
Je suis
sorti du cockpit dans un état second, trop concentré pour prendre la mesure de
mon premier vol solo et le savourer pleinement.
Les
vols suivants ne sont paradoxalement pas plus simples, car il faut tout
recommencer de zéro … avec si peu d’expérience, et rester extrêmement
concentré.
C’est
une nouvelle étape après la découverte, il y a plus d’un an, de la
réglementation et des cartes aéronautiques : ce vaste monde à priori obscur …
mais si fascinant.
Et
maintenant ? Je rêve déjà de voyages.
Je veux
remercier l’équipe du Véliplane et l’accueil si chaleureux de Serge et
Geneviève.
Mon
instructeur principal, Philippe, qui reste calme et positif en toute
circonstance, sachant mettre en valeur le moindre de nos efforts pour nous
mettre en confiance ; et tous les instructeurs qui apportent de l’expérience.
Toute
l’équipe est toujours disponible pour répondre aux questions techniques ou
aéronautiques.
La
sécurité des vols et le sérieux de l’apprentissage sont omniprésents.
Je
suis très heureux de pouvoir voler grâce à l’équipe du Véliplane.
J’en
suis à … 5 heures de vol solo … et pour la première fois j’ai pris le temps de
regarder le paysage : je n’oublierai jamais les champs de colza avec le ciel
bleu azur et quelques nuages épars : magnifique, tout simplement, et c’est
maintenant, enfin, que je prends conscience que je vole !
Merci à tous. Grégoire
merci a toi Grégoire, vole toujours prudemment et fais toi plaisir 🙂
Après un an de travail et d’innombrables tours de piste, voici le moment venu… à la fois attendu et redouté : me voici, seul, avec cette machine que j’ai appris à apprivoiser, et qui est devenu, au fil des mois, un compagnon fidèle, ce bon vieux NYNJA F-BJPR.
Après avoir écouté les derniers conseils de Serge et de Jean-Michel, je suis prêt. Je mets le contact et crie « moteur !!!». L’avion s’ébranle et je roule vers le point d’attente 34 gauche (et non droit comme annoncé à la radio…maudit stress). Une fois la procédure CAIN faite, vient l’instant de vérité : je m’aligne et je décolle. L’ULM se lance et monte dans le ciel calme. Je suis seul dans le ciel, seul face à mes responsabilités …et heureux !!! Le stress a disparu, tout n’est plus que concentration (enfin presque car j’oublie de m’annoncer pour ma première vent arrière…). J’enchaîne les tours de pistes. Le petit NYNJA vole bien, docilement, tout se passe bien, c’est un rêve. Mais il faut bien s’arrêter à un moment donné, et je termine ce merveilleux vol et retourne au parc, des étoiles plein les yeux. Tout le travail fourni à payer, les conseils des instructeurs m’ont bien préparé pour ce moment.
Je ne regrette pas ce jour où j’ai croisé Serge, au salon du Bourget 2017, et qui m’avait dit : « Viens et en plus on t’offre le café !!! ». Si c’était à refaire, je referai pareil, je repousserai la porte d’ULM Paris. L’équipe est super, pleins de gens humbles, sympas et compétents. Alors je n’ai qu’un conseil, si vous vous voulez volez, venez voir ULM Paris, et en plus le café est très bon!!!
Merci encore pour tout vos conseils donnés et à venir…vous êtes géniaux.
Serge
Je te dirai quand je souhaiterai voler. Je te dirai en fin de semaine.
voici la prose commandée par Geneviève relative au lâché de lundi!
Bonjour à la team,
à bientôt
Gary
« Une belle journée avec Véliplane et un lâché en prime »
Aujourd’hui je dois être laché en pendulaire. Après quelques mois de pratique et une petite vingtaine d’heures de vol, ça faisait plusieurs jours que ça me pendait au nez. Message matinal de Laurent mon instructeur: « un petit problème technique sur l’Oscar Echo (OE, le pendulaire sur lequel j’effectue ma formation). Compliqué pour le laché mais vient quand même, on ira faire un tour sur ma machine! ». Arrivé au club, Laurent effectue un baptême, puis nous partons sur son pendulaire minimaliste monté de toute pièce, et dont il me vante la philosophie de vol pur depuis mon arrivée. Effectivement, je ne suis pas déçu. Quel vol!
Au retour, il s’avère que l’OE est opérationnel pour voler, mais le vent est lui aussi entré en scène: ce n’est pas pour tout de suite. Serge et son équipe veliplanante m’accueillent à leur table pour déjeuner. Un bon repas/café plus tard, le vent n’a toujours pas faibli. Décidé à ne pas repartir chez moi, je réalise que je n’ai jamais mis les pieds dans un ulm 3 axes depuis mon inscription au club. « Serge, y a moyen d’aller faire un tour dans une de tes becanes chauffées? » Et c’est parti pour une heure de vadrouille avec le chef pilote aux commandes. C’est un vol différent du vol pendulaire, mais tout aussi magique. Retour au sol, analyse de la situation météo avec Laurent : on y va pour quelques tours de piste avec l’OE, et advienne que pourra. L’exercice est réussi, mais la météo parait un poil trop incertaine pour le vol solo (est-ce qu’on chipote?). Tans pis, on range la bestiole, c’était une chouette journée. Serge: « alors il est à point cet élève? » Laurent: « oui, les tours de piste nickel » Serge: « bon alors qu’est-ce qu’on attend pour le lacher celui la? La météo est pas mal, non? » Et l’OE se retrouve aussitôt dehors, près à repartir, avec un passager en moins cette fois ci. Et la, tout s’enchaine. Passé la prévol un peu nerveuse d’un élève qui se demande s’il va vraiment pouvoir voler tout seul dans ce truc, à peine installé dans l’habitacle, je me sens pilote de pendulaire. Démarrage moteur, prise de contact radio, tous les automatismes dûment acquis durant la formation sont toujours là, malgré l’absence de l’instructeur, et rassurent…Le contrôleur est prévenu de l’événement, Laurent est parti guetter en bout de piste. Que peut-il m’arriver? Je suis prêt. Et c’est parti pour 4 tours de piste en solitaire, et 25 minutes de fierté. Les félicitations du contrôleur en prime, je regagne le parking de Véliplane, léger comme une plume. Les membres du club encore présents ne manquent pas de me féliciter à leur tour, et on débriefe avec Laurent (après tout, un laché solo, c’est comme un cours!). Inutile de préciser la joie que l’on ressent quand on évolue tout seul dans cet univers intimidant il y a encore quelques mois, et devenu si familier depuis. Mais il reste beaucoup à apprendre, ce n’est que le début d’une longue aventure.
Bref, une belle journée avec Véliplane, cette joyeuse secte qui nous trimbale en l’air avec sa flotte diverse et variée, toujours dans la bonne humeur et en sécurité. Vous pouvez vous enorgueillir de compter un disciple supplémentaire parmi vous.
Ça y est, c’est le grand jour, je suis lâché. C’est un peu comme le jour où je suis parti récupérer ma moto. On est impatient et quand on y est, ce n’est plus la même…. Mais il faut y aller :
Radio – roulage – Cain – décollage – oups … maintenant il faut atterrir …
Et c’est bien à ce moment qu’on a cette sensation étrange, mélange de joie et de peur. Et oui, maintenant tu es tout seul Philippe n’est plus la pour t’aider. Mais on continue : Vent arrière 25 – finale – touché – montée et ça y est, On se libère et on profite…
Quelle superbe sensation.
Merci Philippe pour les dizaines d’heures passées ensemble,
Et merci à toute l’équipe Véliplane pour votre accueil.
Un premier lâché, réalisé en un peu moins de deux mois après le début de formation, grâce a beaucoup de disponibilité.
Aucun stress, une fois à bord, sur la piste de décollage, grâce a une confiance en soi, gagner au fil des heures de cours.
Merci à toute l’équipe du Véliplane toujours présent pour répondre aux questions, et particulièrement à Laurent et Serge en charge de l’instruction pendulaire.
On n’en apprend tous les jours, et cela ne s’arrêtera jamais….
« Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve. »
Antoine de Saint-Exupery
Arrivé au Véliplane sur les conseils d’une connaissance instructeur je pousse, sans le savoir, la porte d’une institution dans le monde de l’ulm. Café, bel accent du sud, grands sourires de Serge et Geneviève sont à l‘accueil.
Discussion rapide et petit vol d’initiation avec Philippe qui me supportera ensuite, avec calme et gentillesse, pendant la majorité de mes heures d’apprentissage.
Après une formation sérieuse et intense je passe le dernier obstacle : enchaîner cinq tours de piste sans que l’instructeur ne touche à rien et retour au « park ».
« Bon, tu repars tout seul ? » C’est Bernard qui m’autorise. Je signe et GO !!! Pré-vol, je boucle la ceinture côté passager, range le casque et pour la première fois ferme la porte droite de l’extérieur avant de m’installer aux commandes. « Meaux de Québec-Whiskey Bonjour ! » j’annonce : « … UNE personne à bord… », roule 34 gauche, check-list, prêt, alignement, gaaaaazs à fond et je décolle ! Comme à l’exercice mais en plus rapide car… JE SUIS SEUL et le petit Swift turbine dans la lumière du soleil couchant ! Au premier virage « Sécurité », je balaie l’horizon de gauche à droite : le siège à côté est vide… je fais comme si de rien n’était, ce n’est pas le moment de se laisser aller. L’envie de faire des bonds me prend mais je tiens car « Rester concentrer tu dois », m’autorisant à peine quelques vocalises de chanteur de salle de bain histoire d’accompagner le ronronnement du Rotax. « Lalalalalalala ! » Quatre tours de piste et un complet plus tard, c’est fait. Lâchéééééééé ! Mais je ne saisis pas encore tout ce que cela signifie. Le reste arrivera très vite, deux vols solos et me voilà breveté. Philippe signe les documents DGAC et je cours chercher « Le Précieux ».
Depuis je suis en état de sustentation permanente.
Merci pour tout, l’Equipe ! Le bon esprit, la gentillesse, le café, la disponibilité, les conseils, le tee-shirt collector (de Philippe), le rêve devenu réalité.
Grâce à vous me voilà maintenant parti pour un voyage « Vers l’infini et (bien) au-delà ! »