prose de Sébastien

Il y a des résolutions de début d’année qui changent une vie. Après avoir goûté au Cessna 152 il y a quelques années, j’avais laissé le ciel de côté… jusqu’à ce début d’année 2026. En poussant la porte du hangar de Véliplane sur l’aérodrome de Meaux-Esbly, j’ai tout de suite su que j’étais au bon endroit. Serge et Geneviève m’ont accueilli à bras ouverts, avec cette bienveillance et cette passion qui font l’âme de ce club.

Deux mois de travail plus tard, nous y sommes. Samedi matin, grand soleil sur la Brie.
Je monte à bord du Savannah avec Philippe, mon instructeur. On enchaîne quelques tours de piste pour se remettre dans le bain, peaufiner les arrondis et stabiliser les approches. Philippe observe, conseille, puis, après un dernier complet : « Bon, je descends, fais-moi quelques tours, je t’attends au bord de piste. »
Le moment est là. Le siège passager est vide, mais les conseils de Philippe résonnent encore dans le casque.

Alignement piste 25L. Pleine puissance. Avec une personne à bord seulement, le Savannah bondit du sol et grimpe avec une vigueur impressionnante. Arrivé à 900 pieds en vent arrière, le silence relatif du cockpit et l’immensité de l’horizon procurent un sentiment de liberté absolue. On est seul maître à bord, mais on ne s’est jamais senti aussi vivant.

Suspendu à l’instant présent, le temps file et c’est déjà le troisième et dernier tour. L’approche se dessine, la finale est stabilisée, et le Savannah vient doucement se poser. Quel bonheur !

Un immense MERCI :
–  À Philippe, pour sa patience, sa rigueur et sa confiance qui m’ont permis de franchir cette étape cruciale en toute sécurité, ainsi que Guillaume pour ses conseils avisés.
– À Serge et Geneviève, pour leur accueil, leur sourire et pour avoir créé ce lieu unique où l’on se sent « en famille » dès le premier jour.

L’aventure ne fait que commencer, le brevet est en ligne de mire, mais ce 7 mars restera gravé comme le jour où j’ai vraiment repris mon envol.

À très vite là-haut !

Sébastien

Jean-Luc Cabaret

Le 11 février 2026

Et voilà, je suis instructeur ULM…

Mais revenons au début.

Après une fin de carrière chaotique, sans emploi et pas encore retraité, je décide d’utiliser mon compte de formation pour devenir instructeur.
Suite à une quête minutieuse, je choisis l’école de Serge Boucher à Meaux-Esbly. Non pas que les autres soient moins bien, mais à Meaux il y a un champion du monde et de France (Serge), dans différentes catégories. Cela me semblait sérieux.

J’en parle au club où je vole et la seule réponse que j’obtiens est :
« De toute façon, tu n’as pas le niveau. »

Il est vrai que je suis breveté depuis 1993, que j’ai beaucoup volé jusqu’en 2005, puis plus rien… si ce n’est quelques vols accompagnés à droite et à gauche.

J’arrive donc chez Serge un peu la qu… entre les jambes !
À ma grande surprise, je suis accueilli à bras ouverts par tous : Philippe, Erwan, Guillaume et bien sûr Serge et Geneviève, son épouse, ainsi que tous les membres du club.

Je retrouve l’ambiance ULM des années 90, à part les machines qui ont sacrément évolué.

Loin de me décourager, toute l’équipe se solidarise autour de moi pour que non seulement je sois remis à niveau, mais aussi pour que j’atteigne mon objectif d’instructeur, et tout cela sans jamais me faire sentir incompétent.

Je suis tellement satisfait de leur pédagogie et de l’ambiance du site VELIPLANE ULM PARIS que j’ai décidé de poursuivre une formation en autogire, et pourquoi pas en pendulaire… L’avenir nous le dira.

En attendant, bon vol.

Amicalement vôtre,
Jean-Luc Cabaret