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Lâcher d’Alain

d’Alain (quel plaisir car il est toujours de bonne humeur 🙂

Reprendre les commandes d’un avion ou assimilé était un rêve oublié.

Il y a plus de 30 ans de cela, j’étais très intrigué par tout ce qui vole.

Alors je m’étais tourné vers l’aéromodélisme.
Après des heures passées à la construction de mon modèle réduit, le premier vol était en fin arrivé.
Avec un ami, alors que je tenais la télécommande fébrilement pour ce premier vol, lui lança l’appareil avec une assiette franchement à cabrer.
Ayant peur du sol, j’ai moi aussi mis le manche à cabrer. Et l’inévitable arriva.

Perte de portance, décrochage et vrille à quelques mètres du sol.

Le temps de vol s’est compté en secondes.

Mais nous étions dans la campagne, à quelques kilomètre de l’aérodrome de L’Aigle (en Normandie).

Alors mon pote me demanda si j’avais déjà mis le cul dans un vrai petit avion, et comme ma réponse était négative, il me proposa de compenser cette frustration par un petit baptême.

Aussitôt dit, aussitôt fait.

Assi dans un petit Cessna, alors que celui-ci commençait à rouler sur la piste en faisant vrombir le moteur, j’eu tout d’abord la sensation d’être en voiture. Mais tout d’un coup, je me senti tassé sur mon siège en voyant le sol se dérober sous mes pieds.

Sans même m’en rendre compte, le virus venait de s’encrer en moi.

Direct, inscrit à Saint-Cyr, mes premières heures de vol furent sur un Robin DR 221 train classique.

Le théorique en poche dans la foulée puis mes premiers lâchés en tour de piste.

Mais les choses de la vie en ont décidé autrement et deux ans ayant passées, mon théorique fut rangé au fond d’un tiroir.

C’est bien après que je retrouvais un ancien collègue de travail sur un chantier, qui m’avoua que suite à mes récits sur cette ancienne expérience, il s’était lui aussi tourné vers cette passion.

Etant breveté PPL basé sur Persan, il me proposa une petite ballade.

Il ne m’en fallut pas plus pour faire une rechute. Le virus était revenu de plus belle.

Profitant d’un cadeau coffret découverte de l’ULM, j’ai donc tout naturellement voulu tester ces drôles de machines qui ressemblent à des avions.

Et maintenant, vous savez à quoi cela m’a conduit. Le théorique en poche (rajeuni de 30 ans) grâce à l’équipe Véliplane, me voici de nouveau seul à bord de cette merveilleuse machine qui par certains côtés me rappelle le Robin DR 221, train classique, réchauffe carbu, apparence, presque tout y est.

Alors j’ai réalisé cette petite vidéo pour vous donner l’envie de ne pas perdre 30 ans, car si vous en avez la possibilité, foncez.

Bon vol à tous.

A très bientôt.

Alain

Le Tour ULM 2017

Le Tour ULM, c’est une randonnée de huit jours organisée par la fédération, qui nous fait parcourir 2500km dans le sud et l’ouest de la France tout en assurant le quotidien (carburant, bagages, restauration) pour environ 130 équipages (200 personnes).

Itinéraire Tour 2017

C’est une occasion unique de voyager loin sans s’occuper de la logistique! Voici mes péripéties en autogire, après 8 jours,  28 h 30 de vol, 2852 km parcourus, 15 étapes et 485 litres d’essence brûlés 🙂


21/07 Voyage vers le point de rassemblement à Châtellerault

 

 


22/07 Attente à Châtellerault car la météo est mauvaise

 

 


23/07 Châtellerault (Vienne)-> Condat-sur-vézère (Dordogne) -> Saint-Affrique (Aveyron)

 

 

 


24/07 Attente à Saint-Affrique cause météo 

 

 

 


 

25/07 Saint-Affrique (Aveyron) -> Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) -> Aire-sur-l’Adour (Landes)

 

 

 


26/07 Aire-sur-l’Adour (Landes) -> Jaca (Espagne)

 

 

 


 

27/07 Jaca (Espagne) -> Rion des Landes (Landes) -> Montendre (Charente-Martitime)

 

 


 

28/07 Montendre (Charente-Martitime) -> La Tranche sur Mer (Vendée) -> Frossay (Loire-Atlantique)

 

 


29/07 Frossay (Loire-Atlantique) -> Angers (Maine-et-Loire) -> Châtellerault (Vienne)

Tour ULM 2017: 29 juillet

Matin: Frossay (Loire-Atlantique) -> Angers (Maine-et-Loire)

Nous nous levons avec un bon temps Breton; une sorte de bruine légère, beaucoup de vent et un plafond bas. Je prends du coup mon temps pour replier la tente, si bien que je rate le départ du camion-bagages.. Heureusement une camionette de la DGAC est là pour les étourdis comme moi.

Les cheminées montent à 700 pieds et on ne voit pas le haut…

Nous attendons patiemment entre deux grains que le plafond se lève. Notre préposé à la météo est formel; le plafond va monter vers les 1600 pieds entre 12h et 14h. Et c’est effectivement se qu’il se passe, alors tout le monde se prépare fissa avant l’arrivée d’un nouveau nuage (bas).

Piste de 380m, ciel gris et biroute droite

Nous avons comme hier un gros vent de travers gauche, notre DV (Directeur des Vols, Louis Collardeau) a bien insisté sur le décollage « manche dans le vent, grosse prise de vitesse en palier et virage à gauche en montée initiale ». Nous partons vers l’est, contournons Nantes et sa TMA par le nord, rejoignons la Loire et cheminons vers Angers.

La Loire à Ancenis

Le tracé est sympa, je tente de cheminer au-dessus de la Loire et de ses bancs de sable à 500 pieds mais il y a trop de turbulences dues au vent fort, même en autogire c’est désagréable, donc je remonte vers les 1000 pieds.

Angers dispose d’un contrôle et d’un AFIS, qui était sensé nous accueillir, mais le pauvre a dû craquer lorsqu’il a vu débarquer la meute et ses 15 ULM simultanés dans le circuit, alors ce sont nos contrôleurs d’élite qui reprennent la main à la radio.

Peu avant Yankee, j’entends  qu’un avion de ligne va décoller d’Angers vers Bastia, les arrivées du tour sont interrompues pendant 20-25 minutes. Je pars donc faire coucou aux bateaux sur la Loire avant de revenir m’intégrer dans le circuit.

Courte finale à Angers et sa piste en dur de 1800 mètres.. ha ha ha

Nous avons droit à une piste royale en dur, 1800×45 mètres, mais aussi toujours ce gros vent de travers 15-20 noeuds. Le giro devant moi fait un atterrissage affreux et finit son roulage dans l’herbe, du coup je suis déstabilisé et fais également un atterrissage bien nul (mais je reste sur la piste).J’aurais dû remettre les gaz, car pendant que je le regardais partir dans l’herbe, j’en oubliais mon pilotage..  L’importance du facteur humain!

Une fois le roulage « contrôlé », je vais me parquer et visite le musée de l’aviation légère qui présente de nombreuses machines et moteurs intéressants.

Le musée de l’aviation d’Angers

Après-midi: Angers -> Châtellerault (Vienne)

C’est la dernière étape avant de boucler ce tour 2017, et pas des moindres puisque nous allons longer la Loire et la Vienne, parcours truffé de châteaux!

Je pars derrière Guy « Alpha 20 » et fais la première demi-heure avec lui, toujours en remontant la Loire.

Jolies demeures en bord de Loire, un autre giro devant moi au-dessus

A Saumur, Je vais une petite autorotation devant le château pour bien profiter de la vue splendide.

Saumur et son château

Juste après, c’est l’arrivée de la Vienne dans la Loire et l’Abbaye de Fontevraud, où repose Richard Coeur de Lion il me semble, mais je ne suis pas passé assez bas pour vérifier.

Abbaye de Fontevraud

Je quitte la Loire et prends la Vienne jusqu’à Chinon, et tente de retrouver une vieille ligne de train touristique qui fait Chinon-Richelieu.

Chinon et son château

Horreur! Après cibq minutes de recherche, toujours pas de ligne de chemin de fer.. Dépité, j’allume le GPS et constate que je suis bien au-dessus, mais elle a été apparemment remplacée par une piste cyclable….. Il y a donc une erreur dans la carte OACI 🙂

Je suis donc la piste cyclable (sans m’y poser) jusqu’à Richelieu, ville « parfaite », rectangulaire, fondée par qui vous savez, et où j’ai habité quelques années.

Richelieu, ville parfaitement symétrique avec ses deux places et son axe central

Vers Châtellerault, le paysage se transforme rapidement en une série de champs, c’est vachable partout, le bonheur!

La Vienne qui va vers Châtellerault au loin

Le retour vers Châtellerault est tranquille, je passe derrière deux biplans (ULM) qui font un passage bas avec fumigène sur la piste pour fêter la fin du périple..

Dernière finale du tour, pour changer on a du vent de travers droite!

La soirée est festive avec un pot (et du bon rosé) offert par la mairie et le club ULM local Silvair; l’ambiance est bonne, au bout de 8 jours tout le monde se connaît. C’est donc bien entamés que nous attaquons le repas du soir amélioré avec grosse pièce de boeuf et mousse de fois gras!

Malgré la météo, ce fut un tour épatant avec de magnifiques ballades, mais aussi beaucoup de rencontres et d’échanges avec des pilotes sympa de tous les coins! Le Tour est définitivement quelque chose à faire au moins une fois dans la vie d’un pilote d’ULM !

Tour ULM 2017: 28 juillet

Matin: Montendre (Charente-Maritime) -> La Tranche sur Mer (Vendée)

Ce matin la météo est correcte, il y a un peu de vent mais pas de pluie, c’est le principal. J’ai droit à un beau lever de soleil en sortant de ma tente!

Lever de soleil à Montendre

Les pendulaires, plus lents, partent en premier. Je pars comme d’habitude dans les derniers pour éviter les embouteillages à l’atterrissage. Nous prenons le cap au nord-ouest pour suivre l’estuaire de la Gironde jusqu’à Royan.

Royan

On commence à voir des carrelets

Passé Royan, j’arrive à La Palmyre et la baie de Bonne-anse, avec à gauche une langue de sable déserte (la pointe de la Coubre peut-être ?)

La Palmyre

Je traverse immédiatement pour aller voir les chanceux en bateau qui ont pu s’y installer; il doit y avoir une personne tous les kilomètres en moyenne. Je dépasse le phare de la Coubre, il y a de plus en plus de monde sur les plages, qui sont beaucoup plus occupées que dans les Landes.

Le phare de la Coubre

Je continue à cheminer le long de la côte jusqu’à l’île d’Oléron, que je vois dans son ensemble! Un jour j’irai me poser à l’aérodrome d’Oléron avec ma tente, une bonne manière d’éviter les bouchons 🙂

Le pont de l’ile d’Oléron

Puis je passe au large de Rochefort, l’embouchure de la Charente, puis passe sur Fouras. Je vois le Fort Boyard , mais impossible de s’y rendre sans gilet de sauvetage, c’est trop loin de la côte.

Fouras, l’île d’Aix, Fort Boyard (qui fait trois pixels sur la photo)

Il est temps de rentrer dans les terres, passage à Surgères bien connue pour son beurre, puis cap au nord-ouest vers La tranche en passant au nord de la réserve naturelle de l’Aiguillon.

La base ULM de La Tranche est à un kilomètre de la mer, un bon plan!

Je me pose par un bon vent de travers, me fait engueuler par le boss car je ne dégage pas la piste assez vite et vais me parquer. La base ULM de la Tranche est vraiment cool, toute proche de la mer, des infrastructures (atelier, toilettes, club-house, hangar), un bon plan pour de futures vacances!

Base ULM de La Tranche

Je me mets dans les starting-blocks pour le départ, car j’ai la petite famille et des amis qui m’attendent à Frossay, l’étape du soir. Je prévois donc d’y être « tôt ».

Après-midi: La Tranche sur Mer (Vendée)-> Frossay (Loire Atlantique)

Dès le briefing donné, je saute dans l’ULM et … constate à la prévol que j’ai perdu une vis de carénage de roue. Je vois avec le mécano local pour récupérer une vis de rechange, la remets et c’est le départ!

En montée initiale à La Tranche

La côte est suberbe, moins linéaire que dans les Landes, plus rocheuse aussi. Je passe les sables l’Olonne, Saint-Gilles Croix de vie, Saint-Jean de Monts et arrive à Noirmoutier.

Les sables d’Olonne

Coucou aux plagistes de Saint Jean de Monts

Le tracé nous fait faire le tour de Noirmoutier, qui est assez peuplé par rapport à la côte plus au sud.

Pointe de l’herbaudière

Après le passage de la pointe de l’Herbaudière (extrémité Ouest de l’île), le changement d’aérologie est spectaculaire. On passe d’un vent for bien laminaire à un vent fort turbulent car perturbé par l’île et ses constructions.

La côte au nord-est de Noirmoutier, avant Pornic,  est beaucoup moins sympathique. Des bâtiments industriels, des trucs qui ressemblent à de l’élevage de poissons ou crustacés.. je trace ma route tout droit vers Nantes et la base ULM de Frossay et sa piste de 380 mètres!

Finale 29 à Frossay

Cette base ULM restera dans les mémoires du Tour avec sa piste courte, et surtout ses 15-20 noeuds de travers à l’atterrissage qui vont donner du fil à retordre à beaucoup de 3 axes. Par contre, chapeau aux pendulaires qui ont fait en général de très beaux posés malgré des conditions compliquées !

En autogire, pas de souci majeur en théorie, sauf que le contrôleur me demande de me poser mi-piste, derrière un trois axes déjà au sol, mais « en laissant la place pour le copain derrière ».. Piste courte, gros vent de travers, un ULM devant, un ULM derrière.. je me rends compte qu’il me reste beaucoup de progrès à faire, car je me pose où je peux, et non pas où je veux! à savoir plutôt au premier tiers de la piste et non pas au milieu. Il va falloir travailler la précision d’atterrissage!

Le soir, je sèche le briefing (houuuuuuu) et le pot offert par les locaux pour aller dans un bon restau à proximité. Les tôliers me reconnaissent rapidement, enfin pas moi, mais mon gilet « Tour ULM », apparemment les ULMistes font partie de leur clientèle régulière.

Journée suivante

Tour ULM 2017: 27 juillet

Matin: Jaca (Espagne) -> Rion-des-Landes (Landes)

C’est selon moi la plus belle étape de ce tour, qui comprend déjà de très beaux parcours.. Sur cette étape, nous avons en deux heures le survol de contreforts montagneux, franchissement des Pyrénées, forêts des Landes et suivi de la côte Atlantique ! La totale!

Debout 6h comme d’habitude, repliage de tentes, petit dèj, briefing, nous apprenons que nous repasserons les Pyrénées à l’ouest via Saint-Jean-Pied-de-Port. Par contre, le côté Français est toujours noyé dans les nuages bas alors qu’il fait grand bleu ici.. Finalement ça se dégage vers midi et nous voilà partis.

Décollage de Jaca

Il faut à peu près 45 minutes de vol en montée très tranquille jusqu’à 6000 pieds pour atteindre le col de Roncevaux. Le franchissement des Pyrénées est moins impressionnant côté Espagnol car la montagne est en pente douce.

En formation avec un 3axes (à droite)

Nous redescendons ensuite tranquillement vers Saint-Jean-pied-de-Port en zigzaguant entre les groupes de vautours et passons au large de Biarritz sous la CTR, ce qui nous fait passer entre 500 et 1000 pieds sol max.

Au fond, Biarritz

Il faut avoir les yeux partout: il y a des aéronefs dans toutes les directions, de toutes vitesses, des vautours, du relief.. et ensuite de beaux paysages vallonnés.

Passé Biarritz, nous prenons cap au nord-ouest vers Capbreton et rejoignons la côté ! Le spectacle est fantastique, je n’avais jamais volé comme ça le long de l’Atlantique..

La côte à Capbreton

S’ensuivent 20 minutes et 40 kilomètres de pur bonheur, je suis plus ou moins en formation zigzaguante avec un pendulaire qui envoie du lourd à 140-150km/h, et nous faisons le spectacle aux plagistes ébahis qui voient passer 130 machines à 500 pieds en deux heures!

En formation avec le pendulaire Papa 10 (à droite de l’image)

Un peu avant Mimizan, et quelques plages nudistes,  nous virons à droite vers notre étape du midi, Rion des Landes.  Le temps de récupérer de ses émotions et c’est déjà le point Yankee et l’intégration à 12 dans le circuit.

Courte finale à Rion, 2 appareils sur la piste, tout va bien

L’accueil à Rion est, comme ailleurs et toujours, sympathique, les merguez et le soleil chauffent bien, je ressens un besoin rapide de mettre de la crème solaire!

Après-midi: Rion des Landes -> Montendre (Charente-Maritime)

Après deux heures de pause et le Briefing, nous repartons pour l’étape du soir au nord de Bordeaux. Nous reprenons cap au Nord-Ouest vers Biscarosse, passons entre les étangs de Biscarosse et Cazaux jusqu’à la côte.

Nous allons droit vers la grisaille

Le temps est maussade, il y a des grains et un plafond assez bas (1000-1200 pieds), ce qui nous oblige à ne pas respecter les 1500 pieds imposés par le tracé….

1000 pieds de plafond près de l’étang de Cazaux

Mais ça se découvre relativement quand on arrive sur la côte; nous longeons vers le nord et arrivons rapidement à Arcachon et la dune du Pilat.

La dune du Pilat

Vers Arcachon, je croise un DR400 à 100 mètres qui a du flipper sévèrement en voyant La Meute arriver en sens inverse  🙂

Un peu plus loin vers Cap Ferret, je vois une averse sur la plage, il faut la contourner…. Alors, la forêt ou la mer ? mhhh sachant que le vent est d’ouest, j’opte pour la mer, monte autant que le plafond le permet et m’éloigne à 1 ou 2km du bord en serrant un peu les fesses.

A droite, il pleut sur les vacanciers

De nouveau 40km de cheminement d’une plage toute droite et assez peu occupée, puis arrive Lacanau, où nous prenons à droite vers Blaye (bien connu des amateurs de vin).

Virage à Lacanau

Passé les forêts de pins, les vignobles deviennent de plus en plus présents et finissent par recouvrir la quasi-totalité du sol. Il y a également de belles demeures!

Bicoque sympa et vignobles vers Blaye

Je passe la Gironde et avise un bateau qui doit faire la liaison entre les deux rives. L’idée d’un passage bas pour décoiffer le capitaine me traverse, mais il est tard, donc je file droit vers Yankee.

La Gironde en face de Blaye

Les sympathiques contrôleurs me prennent en charge pour l’atterrissage et je découvre une piste étonnante, à la fois en herbe, en dur.. et en bouillasse, une bande de terre de trois mètres au milieu de la piste.

La piste étonnante de Montendre

Comme au Tour nous sommes tous des Kadors, tout le monde atterrit sur la petite bande de terre, et dégueulasse bien son ULM car il a plu dans l’après-midi.. 🙂

L’accueil est soigné, il y a des stands de produits régionaux à boire et à manger.. Il y a également quelques dizaines de personnes venues nous voir atterrir. Je fais monter quelques petits garçons dans la machine pour tenter de redorer l’image des Parisiengs…

Journée suivante

Tour ULM 2017: 26 juillet

Aire sur l’Adour (Landes) -> Santa Cilia de Jaca (Espagne)

Ce matin tout le monde est excité, le monsieur météo du tour nous a donné le feu vert pour passer en Espagne. Par contre il faut y aller le plus tôt possible, car l’aérologie devient compliquée à partir de 11h, et le risque aviaire (vautours) augmente.
Donc dès 8h30 tout est replié empaqueté, briefing « feu vert » et nous décollons à partir de 9h.

Cap plein sud, au début on voit de vagues nuages à l’horizon, puis en s’approchant on découvre la chaîne des Pyrénées; la sensation d’aller droit vers un énorme mur est bien présente !

De drôles de nuages au fond

Ca se précise, ce ne sont pas des nuages

Le mur de montagnes au fond

Une fois au sud-est de Pau, il est temps de bifurquer à droite vers Oloron et démarrer la montée, de 2000 pieds à … 8800 pieds. J’augmente un peu la puissance moteur de 4400 à 4800 tours et je monte doucement entre 200 et 300 pieds/minute. Je fais une pause vers 5000 pieds pour ne pas trop tirer sur le moteur, bien qu’il soit encore loin de son régime max (5600)

5000 pieds en longeant les Pyrénées

Nouvelle montée à 5000 tours jusqu’à 7500 pieds, il commence à faire frais, heureusement que j’ai mis 2 paires de chaussettes, 2 polaires et 2 pantalons!

J’arrive en face de la vallée vers le col du Somport, tourne plein sud et je termine ma montée jusqu’à 8800 pieds !

7500 pieds, la ville d’Oloron et son aérodrome

Le paysage est magnifique, on est largement au-dessus des nuages qui restent accrochés côté France.

Nuages accrochés sur le relief Français

8800 pieds ! Record personnel battu

Un coup d’oeil vers l’ouest

 

Rien à déclarer à la frontière. J’ai une pensée pour les contrôleurs du tour qui se sont tartinés 130 plans de vol pour changer de pays, et 130 autres pour revenir demain..

Le GPS dit que je passe la frontière dans 1 minute

Je redescends doucement en mettant quelques coups de plein gaz de temps en temps pour éviter le givrage carbu, et je découvre la vallée de Jaca, beaucoup plus jaune que son homologue Française..
L’arrivée à l’aéérodrome ne pose pas de souci, nous ne sommes que 8 dans le circuit, facile! Je colle au train d’un multiaxes qui n’avance pas et me pose 100 mètres derrière, c’est aussi ça le tour!

Une fois installés, l’après-midi est libre pour faire la sieste, aller visite Jaca ou se tremper dans la piscine de l’aérodrome (!!)

C’est quand même un peu sec

Demain, nous retournerons en France par un itinéraire encore inconnu, ça va être la surprise au briefing ce soir.

 

Journée suivante

Tour ULM 2017: 25 juillet

Matin: Saint-Affrique (Aveyron) -> Castelsarrasin (Tarn et Garonne)

Ce matin, le ciel était toujours chargé et la journée a commencé sous les grains. Le vent a fini par pousser tout ça à l’est et une fenêtre s’est ouverte vers 12-14h. Tout le monde a donc sauté dans sa machine et nous sommes passés entre les gouttes en suivant les vallées de la Rance et du Tarn jusqu’à Albi.

Je suis le tracé du Tarn

 

Le Tarn arrive à Albi

Une fois en plaine après Albi, c’est plus facile et nous pouvons passer entre les grains qui sont bien visibles.

Un beau grain localisé à éviter

Plus nous allons vers l’est, plus ça se découvre et nous pouvons profiter du paysage, comme un joli village dans les reliefs au nord-ouest de Gaillac.

Joli village avec son château

Il nous reste à passer au nord de Montauban et nous voici arrivée à l’étape du « midi », vers 16h 🙂

Pause à l’étape intermédiaire

Sur cet aérodrome, le beau temps et une réplique de Bréguet de la première guerre nous attendent; les locaux sont ravis ne nous voir envahir leur terrain et nous avons droit à une petite démonstration en vol du Bréguet.

Le Bréguet prêt à partir

Après-midi: Castelsarrasin -> Aire sur l’Adour (Landes)
Départ vers 19h, direction le sud-ouest pour une petite nav de 150km; il est déjà tard, nous avons plein de choses à faire en arrivant alors je file en ligne droite sur la destination en passant au sud de la fameuse ville de Condom!

Circuit court à droite pour la 30 herbe!

A peine le temps de refueler, monter la tente, faire le briefing, se doucher et manger qu’il est déjà minuit, hop au dodo car demain, c’est l’Espagne qui nous attend!

Journée suivante: Aire sur l’adour -> Jaca

Tour ULM 2017: 24 juillet

Journée stand-by

Aujourd’hui nous devions aller à L’Aire-sur-l’Adour (Landes),  mais dès le matin on s’est fait rincer par une bonne averse.. Repliage de tente sous la pluie pour nous mettre de bonne humeur!

Saint-Affrique dans les nuages

 

Le vent est assez fort, les grains fréquents et le plafond bas, donc évidemment personne ne décolle à l’heure prévue. Finalement, en début d’après-midi, le plafond a commencé à remonter mais le vent a forci vers les 15-20 noeuds avec des rafales plus fortes, pas question de faire décoller les pendulaires dans ces conditions…

Résumé de la journée: vent fort, plafond bas et pluie

 

J’en ai profité pour faire une bonne vérification du giro, nettoyer le filtre à air, etc..

Dans la soirée, nous marchons jusqu’au joli village de Belmont-de-Rance en contrebas de l’aérodrome pour manger au restau, qui a d’ailleurs fait son chiffre de la semaine en une soirée grâce au Tour ULM 🙂

L’église de Belmont

Cela fait donc le deuxième jour de retard sur l’itinéraire prévu, les 200 personnes de la caravane commencent à tourner en rond. La mauvaise nouvelle c’est que la météo est annoncée sensiblement identique demain….

Journée suivante: Saint-Affrique -> Aire sur l’Adour

Tour ULM 2017: 23 juillet

Matin: Châtellerault (Vienne) -> Condat-sur-Vezère (Dordogne)

Ce matin le ciel est toujours un peu chargé mais ça se dégage! Après le lever à 6h30, le petit dej, repliage de tente, paquetage des bagages et briefing, nous sommes prêts au départ vers 9h30.

Prêts au départ

Après le décollage, je prends cap au sud en cheminant le long de la Vienne et ses jolis petits villages et châteaux.

Belle petite demeure

La vienne

Bled sympa au nord de Confolens

Je passe Confolens toujours en suivant la Vienne puis je bifurque vers le sud-est jusqu’à Saint-Yriex, au sud de Limoges. Le trait est assez long, 60km de ligne droite sans beaucoup de points de repères, c’est un bon exercice de navigation!

Encore 40km cap au sud dans la pampa Limousine, avec du coup, aucun point de repère précis, il n’y a pas de grande ville, pas de voie SNCF ni autoroute, par contre 50 petites routes et 50 cours d’eau..Il a fallu que j’allume le GPS deux-trois fois pour vérifier où j’étais, la honte!

J’arrive finalement au « Point Yankee », qui est un point de passage obligatoire avant chaque arrivée; ainsi les contrôleurs peuvent réguler les appareils à l’arrivée et surtout nous arrivons tous au terrain de la même direction. Petit encombrement, 15 appareils dans le circuit d’arrivée, le contrôleur nous invite à aller faire un tour et revenir à Yankee plus tard. Je tombe alors sur un joli village avec le château de Hautefort, magnifique!

Château de Hautecourt

Quelques tentatives et 20 minutes de ronds plus tard, je suis accepté dans le circuit et me pose sur une piste assez spectaculaire en pente!

La piste en pente

L’atterrissage se fait donc dans la montée et le décollage en sens inverse, en descente. L’aérologie est compliquée (rafales de travers, vent dans le dos), les pendulaires ont des soucis mais tout le monde se pose. Je n’ai pas vu de pilote qui ait été content de son atterrissage.. mais on est là pour progresser!

Après-midi: Condat-sur-Vezère -> Saint Affrique (Aveyron)
Décollage vers 16h, direction l’Aveyron. Le tracé est magnifique, les vallées de la Dordogne et du Lot sont spectaculaires, malheureusement pas très bien rendu en photo..

La Dordogne

Le village de Najac en haut de la crête au bord de l’Aveyron est époustouflant; j’aurais dû faire un passage plus bas pour une belle photo 🙂

Le village de Najac

Je passe Sarlat, Villefranche de Rouergue et prends le cap 115 vers la ville de Saint-Affrique. Le paysage devient montagneux et coloré, on aperçoit le pont de Millau au fond..

Pas d’embouteillage au point Yankee, je suis parti tard exprès. Atterrissage sans problème, c’est un bel aérodrome et une bien belle région.

Campement à Saint-Affrique

Au total, 4h45 de beaux vols aujourd’hui! La procédure quotidienne s’installe: ravitaillement d’essence, récupération des bagages, montage de la tente, nettoyage et bâchage du giro pour la nuit, douche, briefing, .. et bière !

 

Jour suivant: 24 juillet

 

 

 

Tour ULM 2017: 22 juillet

Aujourd’hui nous devions aller à Saint-Affrique (Aveyron) via Condat (Dordogne) mais la météo en a décidé autrement.. Mais commençons par le réveil à 6h30.. sous la pluie

Réveil mouillé

Petit dej,  remballage de tente sous la pluie.. et briefing ou, sans surprise, on nous annonce qu’il va falloir attendre un peu avant de décoller..

Le CTSW de Philippe est mouillé aussi..

Ca tombe bien car il faut faire la navigation du jour.. à la carte bien sûr et pas au GPS 🙂

La nav à la carte!!

 

Donc nous attendons.. 10h..11h.. 12h.. nous sortons alors le panier repas quotidien avec salade Sodebo, un vrai plaisir!

Enfin vers 14h, le temps semble se dégager et nous en profitons pour débâcher, s’habiller, démarrer, enfin ça part !

Ca décolle!

Mais rapidement, les premiers partis se heurtent à un mur de nuages bien humides et bien bas au sud de Poitiers… donc demi-tour pour tout le monde. Mon étape du jour aura donc été 75m de taxiway… Mais à ce moment nous ne le savons pas encore, donc nous attendons dans la bonne humeur

On garde le sourire

On en profite pour discuter avec les autres participants, échanger nos expériences etc.. Passage obligé au stand des Mécanos, qui nous suivent avec leur caravane pleines d’outils et de solutions pour nous dépanner!

Peyo et son stand mécano roulant

J’en profite pour faire une petite sieste à « l’ombre » de mon giro

Sieste dans l’herbe

Philippe, qui a eu la bonne idée de garder ses affaires dans sa machine, peut de nouveau planter sa tente, alors que nous devons attendre l’arrivé du camion « logistique » qui transporte les malles & valises de (presque) tous les participants; il est accueilli chaleureusement à son arrivée!

Le retour du camion-bagages

 

Ainsi s’achève notre première journée du tour ULM, avec un magnifique Châtellerault-Châtellerault, personne ne s’est perdu! Mais demain c’est sûr, on attaque pour de vrai !

 

Jour suivant: 23 juillet