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Marc

Tout à commencer après presque 18 heure de cours en pendulaire.

Quelques tours de pistes accompagné par Christian, celui-ci finit par me dire « bon je vais te laisser y aller seul », j’espérai ce moment depuis que je me suis fait l’objectif d’avoir un lâcher avant le 1er janvier 2014 pour faire péter le champagne le premier de l’an, cela ne m’a pas empêcher de virer au blanc quelques secondes et de me dire « c’est maintenant, t’as pas intérêt à te foirer » .

Je m’installe puis m’annonce, je roule pour la 25 droite, je croise un appareil, fait le fameux CAINPVS (très efficace une fois en tête), et au moment où je dois annoncer que je suis prêt, la radio se met à déconner, et là dans ma tête : « Non pas maintenant ! », plusieurs essais radios avec la tour qui finit par me dire que je peux décoller faute d’entendre ce que je lui dis… étant habitué de la loi de Murphy (celle de l’emmerdement maximum), je me dit que le vol va être sportif !

Et là finalement miracle la radio se rétablie et je peux annoncer l’alignement et le décollage, donc alignement, mise des gaz, et là….. Si j’avais imaginé une seconde que les 80kg de mon instructeurs avaient une influence pareille… l’appareil décolle en quelques mètres avec une pente de monté bien verticale ! Je tire, je tire de peur de faire un Tumbling, puis le temps d’alléger mes mouvement et de relâcher un peu les mains qui par la légèreté de l’engin étaient bien accentués et de relâcher un peu les gaz, je stabilise l’appareil, et déjà à 900 pieds à peine arrivé au seuil de piste. Une sacré surprise donc !

Puis j’enchaine les tours de pistes par vent quasi nul, une, deux, trois…. puis six fois avant de me dire que je vais peut-être retourner au hangar.

Quelques semaines plus tard quelques tours de pistes pour confirmer mon aptitude avec Serge cette fois-ci, puis un nouveau lâché toujours par vent nul, tout se passe bien, et vu mon compte horaire, je me pose 1h avant de repartir faire des tours de pistes.

J’espère maintenant connaitre très prochainement cette sensation de plénitude en altitude fesse aux vents lors d’une navigation autour des champs Seine-et-Marnais sans turbulences avec mon propre pendulaire, avant de m’ouvrir à des horizons plus lointains.

En attendant me voici donc en possession du précieux Sésame pour aller draguer les filles en soirée en leur disant que je suis « pilote » et que dans 38h elles pourront peut-être s’envoyer en l’air avec moi !

super ! bons vols Marc ! (Serge)

Benoît

« Uniform Echo, alignez-vous et décollez, rappelez en vent arrière »

Le moment tant attendu : je vais décoller tout seul, au terme d’une formation sur pendulaire dispensée par Serge et Christian, mes deux instructeurs…

Une petite appréhension quand même, il n’y a plus cette présence rassurante à l’arrière ; mais après tout, on a fait des douzaines de tours de piste, avec vent de face, vent de travers, parfois un peu de pluie et même un peu de neige, alors aujourd’hui où tout est calme ça va être du billard !

Et en effet c’était impec, j’ai fait de beaux atterrissages, des messages radio propres, des trajectoires à peu près droites : le bonheur ! Serge qui me surveille d’en bas manifeste son contentement, lâché réussi ! Je suis maintenant Commandant de Bord de ma mobylette volante, à moi les p’tites navs !

Au Véliplane, le café est toujours chaud et l’accueil chaleureux, on rigole au club house, mais une fois dans les machines plus question de blaguer.

Malgré une première impression un peu chaotique et des locaux qui ne payent pas de mine, l’équipe est très PRO, toujours à l’écoute et disponible 7j/7 ( !)…

Il y a toujours quelqu’un pour un coup de main ou un conseil, c’est un club de pilotes, pas une entreprise.. et c’est vraiment appréciable.

Merci à Serge, Christian, Geneviève, et tous les pilotes pour cette formation et à très bientôt.

Bon, il y a quand même un souci : maintenant que je suis seul à bord, je ne peux plus reposer mes coudes sur les jambes de l’instructeur à l’arrière, c’était quand même bien pratique hein Serge ? Mais j’ai la solution : rendez-vous dans quelques dizaines d’heures de vol pour la qualification « emport de passager » !

Yes, merci pour ta narration Benoit, vole et vole bien, toujours prudent, t’as été un bon élève tu seras un bon pilote ! (Serge)

Yves

L’histoire commence été 2012, une opération du genou met un terme définitif à une série honorable de sauts en chute libre.

Dégoûté et convalescent je pars donc en vacances bien méritées avec femme et enfants à Fayence. Mon attention est vite attirée par de petits engins volants qui décollent d’un petit aérodrome à 10 mn de notre location. Je décide donc un matin de jeter un œil indiscret. Je découvre pour la première fois le monde de l’ULM…

Après réflexion je me dis pourquoi pas, bonne façon pour moi de garder contact avec les airs, ma femme qui n’en n’est plus à une frasque sportive prés, donne son accord de principe.

De retour à la maison je fais une recherche sur Internet des aéro-clubs de la région et tombe par hasard sur véliplane…

Je décroche mon téléphone et prends contact avec « SergE véliplanE BonjourEEE », au moins l’accent ne me

dépayse pas trop de Fayence… J’explique en deux mots que je désire me lancer dans une formation de pilote pendulaire (pour moi cet engin se rapproche du para et sera donc plus facile à manœuvrer). Rendez vous est pris pour le lendemain pour un vol d’initiation.

L’accueil est super, Serge et sa femme Geneviève sont adorables et on se sent très vite comme à la maison.

Le premier vol avec Serge est génial, j’ai mon alternative, reste plus qu’à apprendre, je vous passe volontiers les formalités administratives.

J’enchaîne les vols en pendulaire sur le fameux Golf Zoulou, mais je me rends vite compte que cet engin est vraiment tributaire des conditions météo.

Je continue donc ma formation jusqu’au jour ou je pars pour une nav avec Christian pour Péronne. On part il fait 2° C le vent est fort pour faire bref, nous allons être obligé de faire demi-tour et pour la première fois de ma vie je vais connaître le mal de l’air.

Dans les jours qui suivent je ne peux pas décoller toujours à cause de cette foutue météo, Christian me propose alors de tester le multi-axes…

J’accroche de suite et me dis que mon premier choix n’était pas le bon…Et je repars à presque zéro pour les leçons (merci Christian…).

J’ai la chance d’avoir des Instructeurs formidables hormis Christian je vole souvent avec le grand Philippe, Patrick et dernièrement avec Bernard, grâce à eux la progression avance à grand pas.

Eh bien hier, pour mes premiers tours de piste en solo, ils m’ont bien manqué, enfin juste le premier tour, car ça y est après environ 30 heures de formation Philippe m’a lâché, et c’était simplement génial…

Merci à toute l’équipe « des braves ».

François

La première définition du mot LÂCHER dans le Petit Robert 2eme édition 1989 page ¬ 1065 : Verbe transitif, Rendre moins tendu ou moins serré. Mouais !! Ça peut coller !

Samedi 28 Septembre : 1er Episode.

Nous partons avec Philippe en tours de piste sur la 07. Une aérologie idéale, pas un seul mouvement d’air. Quand j’ai démarré ma formation en ULM en Août 2012, sortant d’une formation Avion, mon premier sentiment a été de me croire dans une lessiveuse lors de mes premiers vols sur le Skyranger Yankee Lima.

Donc ce samedi, nous enchainons sous un plafond nuageux les exercices. « Meaux à YL vous avez un problème ? Heu non Meaux, exercice ». Encore Philippe qui s’amuse à couper les gaz au décollage !!!

Après quelques touchés et une PTU nous nous posons et lors du retour au hangar, Philippe m’annonce qu’il va me lâcher. Un petit tour dans le bureau pour les formalités, le temps de téléphoner à mon épouse et me voilà assis dans l’avion. Et patatra, une averse qui passe et qui reste sur le terrain… Tiens Philippe range ton papier et à la semaine prochaine !!!

Samedi 5 Octobre : second épisode.

Après avoir volé toutes les nuits de la semaine, et tous les jours au bureau le terme moins tendu n’est pas vraiment adapté ! Je me présente donc au matin pour un vol avec notre champion Serge. Et ce coup-ci, autre type de formation. En résumé comment emmagasiner tous les conseils éclairés d’un champion (restons humble…) tout en pilotant sa machine sur la 25 avec une visi pas terrible !! Essayez, vous verrez on apprend vite à rester concentré sur son pilotage. Attention au dernier virage, vitesse et bille !!!!

Et rebelote, la météo me nargue, je reviendrais donc en fin d’après-midi pour un éventuel lâché.

Samedi 5 Octobre : Dernier chapitre.

Nous voilà avec Philippe sur la 34, l’air est calme. On y va ? Et c’est parti pour le grand saut !! Papier en poche, ceinture bouclée me voilà seul dans la machine… qui ne démarre pas… et si je mettais les magnétos sur « ON » ce serait une bonne idée non !!!

Ça roule, Philipe à cafté à la tour c’est un lâché…Point d’arrêt 34 gauche, C A I N Puis Volez en sécurité… « YL alignez-vous 34 Gauche, autorisé décollage ». Aligné, un dernier coup d’œil aux instruments et c’est parti …

Trois tours de pistes et un complet …Axe vitesse…Axe vitesse … suis sûr d’avoir la piste, volets 1 cran… . Arrondi tout en douceur oui maintenant c’est la bonne hauteur… Oui Philippe j’annonce un complet pour le prochain tour… Et retour au hangar !!! Quel pied ces branches de vent arrière silencieuses, avec une bonne visibilité à droite…

Le seul moment un peu tendu que j’ai ressenti c’est entre le hangar et le point d’arrêt. Le reste du temps ça n’a été que du pur bonheur et grâce à qui ? A ce formidable club Véliplane, ces instructeurs et son mentor.

Alors merci à Serge, Philippe, Christian (merci pour le « halo du pilote »), Patrick, Pascal, et à tous les autres pour vos conseils, votre professionnalisme, et votre accueil. Pour tous ceux qui comme moi après cinquante ans, veulent réaliser leur rêve de jeunesse, une ambiance Véliplanante nous est assurée dans ce club. Enfin, dans ce monde d’hommes, je remercie Geneviève qui apporte la gentillesse et le sourire dans l’ambiance et l’organisation.

Je pourrais en écrire encore plus sur ces quatorze mois de formation, mais j’ai une épouse à convaincre de s’y coller pour nos futurs vols.

PS : Le Petit Robert donne aussi comme définition sur la même page : Action de lâcher (Seulement dans lâcher de pigeons, de ballons,…) moi je leur écrit immédiatement pour qu’ils rajoutent « Elèves d’ULM »).

François

Merci, j’ai mis juste un truc en italique… vole bien ! et pour cela, c’est pas compliqué : bille, vitesse…

Claude

Quel bel été Chez Véliplane !

Si vous avez trouvé l’été maussade, si vous n’avez pas assez volé, si vous êtes resté plus ou moins seuls dans votre coin, alors vous ne connaissez pas Véliplane !

Il y a des étés qui ne m’ont laissé aucun souvenir particulier… même aéronautique, mais cette année, je m’en souviendrai longtemps et même j’irai régulièrement me faire faire une bonne piqure de rappel ! Voilà : ou bien vous avez envie de voler, ou bien vous voulez devenir instructeur ?

Vous ne savez pas où aller ? Vous avez peur d’aller à Meaux-Esbly parce que c’est un grand terrain contrôlé ?

J’avais déjà essayé quelques écoles ULM et avec le temps, je devenais difficile ; vraiment, je n’ai pas envie de m’embêter, de faire des sacrifices, d’endurer, d’avaler des couleuvres, bref de souffrir et la fin de ma formation d’instructeur devenait problématique pour cette raison même si elle vous paraît capricieuse.

Et puis, un jour d’avril je me suis décidé, j’ai poussé la porte du Véliplane Club à Meaux.

Croyez-moi si vous voulez, c’est comme si j’avais passé le seuil d’un autre monde ! Une grande pièce, à la fois grande cuisine, salon, salle à manger, expo de coupes sportives, avec des fruits sur la table, des accessoires dans une vitrine, la bonne odeur du café au chaud… bigre !

Du fond des bureaux, une voix mâle et chantante appelle : Eh l’équipe !!! Et des gars qui rappliquent en riant !

J’emboîte le pas de la petite troupe, on passe devant la porte qui donne dans un hangar bondé, je traverse une salle studieuse et détendue sous la bienveillante écoute de Christian, le talentueux permanent, et je tombe en arrêt devant « la voix » surmontée d’une indévissable casquette ! « Salut, je suis Serge, voilà Geneviève, ma femme ». L’accent des deux chante les cigales, évoque Pagnol, la Gloire de mon Père, César, mon dieu que je me sens bien ! Je sens les accents de ma jeunesse revenir ! Et quelle générosité…

Et voilà, c’était fait, on a topé ; et je suis resté là des jours et des jours sans voir le temps passer ! Cet été j’ai volé 45 heures dans cette ambiance amicale, respectueuse, studieuse, enrichissante, ensoleillée. Ah, je ne vous ai pas dit ? Il y avait là Philippe, instructeur stagiaire à l’accent méridional aussi, Georges, Laurent, Pierre et Jean, même motif, mais pas de punition, au contraire : Jean, spécialiste des frites lorraines « eh, les gars, vous venez, on va cueillir des fraises ??? ». Mais oui, ce sont des instructeurs stagiaires qui volent tous les jours chez Véliplane, c’est vous dire l’ambiance !

Et il y a aussi les références : Michel, l’intrépide voyageur au long cours en ULM qui se fait sans en avoir l’air l’Espagne et l’Algérie (jusqu’au grand sud) et des traversées maritimes pas racontables ! Respect, Monsieur Michel, sans parler de votre grande humanité, il vous en sera tenu compte ! Et les voisins du hangar : le « grand » Max, qui saute de son 3.20 pour aller goûter les trésors gastronomiques des restos de terrains dans son Storch de 80 cv, et le fidèle mécano, aussi à l’aise avec les ROTAX 912 du club qu’avec ses Airbus, Bruno qui pilote son Pionner 200 avec une modestie confondante et deux ou trois belles autres équipes autour d’un Pionner 300 de toute beauté, d’autogires et de multiaxes aussi variés que nombreux… Et je ne vous dis pas les costauds qui viennent ici chez Serge et Geneviève se faire tester pour leur qualif d’instructeur : Merci à Benoît de Sion pour sa « mémorable » mnémotechnique de la coupe d’un front et à Tim avec qui les adiabatiques sont un régal !

Entre midi et 15 heures selon ce que les vols permettent, la salle commune voit tout un chacun se regrouper autour de Geneviève et Serge et préparer sa tambouille : Ah ! Philippe, le spécialiste des salades goûteuses et bien assaisonnées, que c’était bon ! Tout autant que les vraies frites de Jean ! Grâce soit rendue à Geneviève, l’âme douce, généreuse et rassurante, toujours disponible et qui veille à tout… Et à Serge, bien sûr, affairé à conduire sa meute d’instructeurs avec une main de fer dans un gant de velours et les yeux dans les yeux « Claude, écoute moi bien, je ne te le dirai pas une autre fois : arrête ton Coyote plus loin de la porte du hangar et pas en face, s’il te plaît…. ». On n’oublie pas ça, car c’est juste, gentil et (très) ferme… Eh, l’équipe, répondez au téléphone ! Où est la planche ? Il y a des leçons, allez, moi je vais faire un baptême en autogire »… Christian, tu ne manges pas ? « …. j‘peux pas, j’ai des vols dans 5 minutes ! »… Et pourtant, Geneviève avait apporté des tomates du jardin ! Et il y a les élèves, tous sympas et prêts à la fois pour se verser une tasse de café chaud avant leur cours et pour suivre religieusement les briefings et débriefings de l’instructeur stagiaire auxquels Christian et Serge viennent, l’air de rien, apporter les précisions qui manquaient ! Et puis, parmi les très jolis souvenirs, je ne peux oublier celle qui m’est apparue comme l’autre évanescente égérie du lieu, Natacha, si charmante et si modeste ! (Bon d’accord, il n’y pas d’ambiguïté, son mari est très sympa !). Allez, je ne parle pas des enfants des uns et des autres, de tous âges, qui parfois partagent les lieux d’étude et de détente du club ! Merci à eux tous également. Quelle vie, ici !

Alors quand certains me disent « Quel été pourri ! », je ne peux pas m’empêcher de leur dire en sourient « Ah, tu ne connais ni Geneviève ni Serge BOUCHET, ni leur équipe de Véliplane ? Ils te changent un été en magnifique souvenir !!!

Claude LAPOUTGE

Merci pour ton texte et ta sympathie, conserve ta bonne humeur et ta patience et au plaisir de te voir quand tu le souhaites.

Gilles

Bonjour à tous

Le 26 Mars 2013 cela ne vous dit rien ? Et bien moi oui. C’est une date qui restera dans ma mémoire, et pour cause, c’est le jour où j’ai fait mon premier vol en solo.

Le jour où Serge le Directeur, et les Instructeurs, du Véliplane club, basé sur l’aérodrome de Meaux Esbly (LFPE), ont prit la sage décision de me lâcher.

En fin d’après midi, après un cours de vol, ils ont décidé de me laisser partir tout seul. « Tu te sens prêt » ? M’ont ils dit, » Heu oui prêt. » Après quelques dernières consignes, je m’installe à bord de mon ULM fièr comme un COQ et un peu excité. Je préviens la tour que c’est mon premier solo, je décolle sur la 16 droite, et là j’entend les voix des Instructeurs : garde le 110km/h en montée,110 OK, garde ton cap, cap OK, contrôle la sécurité avant de virer à gauche, contrôle OK.

Je fais le tour de piste puis me voilà en finale. Légère panique je suis tout seul. et de nouveau les voix qui reviennent à mes oreilles, contrôles d’approche cap, vitesse, cap, vitesse, cap, vitesse et enfin je touche le sol, 1er toucher nickel, 2e un peu vite, 3e touché nickel, puis l’atterrissage en douceur, enfin prêt pour les voyages.

Je voudrais remercier Serge et tous les instructeurs du Véliplane club pour cette formation, qui a connu des débuts difficiles où je m’accrochais aux barres de ULM et ou j’ai utilisé des sacs à vomi.

Une excellente équipe qui était et est toujours à l’écoute de mes questions pour y répondre, et sans qui je n’aurais pas pu réaliser mon rêve.

Merci à tous

Gilles LAZGA

PS : Un grand merci à ma femme qui m’a offert le brevet ULM en cadeau d’anniversaire.

 

Marie

Bonjour Serge,

Tu ne me l’as pas encore demandé, mais voici mon petit commentaire sur mon lâche de ce 7 octobre pour mettre sur ton site internet.

Merci bisous à vous deux et à ce week end, en esprant que le temps soit au beau fixe.

Marie

et voila le texte de Marie…

Je croyais que ce jour-là n’arriverait plus……. Après de nombreuses hésitations, d’angoisses, de colère, de remises en question, les questions fusaient de toutes parts dans mon esprit…..suis-je capable de devenir pilote ?

Je n’ai pas pour principe d’abandonner aussi facilement, alors je me suis accrochée. Un jour j’arrivais pourtant à saturation, marre des tours de pistes, toujours quelque chose qui n’allait pas, la régularité des touchés ne s’installait pas. Christian tu avais trop peur, tu ne me laissais pas faire, mon Allegro était si confortable que j’ai soupçonné que tu aimais rester au chaud pendant l’hiver froid et le plaisir de faire des exercices avec cette belle machine !!!. J’exagère à peine LOL

Le désespoir et l’abandon s’approchait de plus en plus de ma conscience. Nous avons commencé en famille, mon époux, mon frère et seule je restais sur le tarmac. Evidemment j’ai connu quelques coups durs, panne moteur au décollage avec JE, l’aile cassée par un autre élève, attente de réparation. Puis en novembre dernier, nous changions de machine. Allegro SW est arrivé au grand plaisir de nous trois. Plus fin à piloter que le Sky. Christian tu m’avais prévenu que ce n’était pas le même pilotage, je ne comprenais pas…

Ce 7 octobre en fin de soirée, après un dernier tour de piste, merde, encore trop de monde sur le tour de piste, quatrième, cinquième position. Christian ne me lâchera pas ce soir, encore une fois cela allait me passer sous le nez. Pourtant depuis les deux week-ends précédents ce vol, je l’ai senti ce fameux déclic qui est apparu tout d’un coup. Je me sentais capable, je faisais corps avec ma machine, enfin je percevais même le léger buffeting de mon ULM, tiens il veut un peu plus de puissance, souplesse pour les virages, la bille ne supporte pas d’être juste à côté du centre. Christian m’en avait parlé, mais à cette époque je ne sentais rien. Pas besoin de regarder les instruments, je sais ce qu’il faut faire, enfin.

Le jour du lâcher le 7 octobre, après avoir attendu donc qu’il y ait un peu moins de perturbations en ce tour de piste. Christian m’a annoncé « te sens-tu capable de voler toute seule » OUI sans hésitations.

Le chef-pilote Serge me donnant les dernières indications, me rassurant, mais non tu ne vas pas paniquer, concentre toi tout ira bien. Au moment de remplir mon autorisation de voler seule à bord, Serge me demande mon indicatif. Merde trou de mémoire, il me dit, il manque une lettre….. Impossible de la trouver, me voilà bien…….Je suis partie avec le mauvais indicatif sur ma feuille de vol, pourtant ce n’est pas faute de l’avoir répété. La panique sans doute, l’appréhension tout se bouscule.

Seule à bord, je ferme les yeux, je me concentre. Je ne me laisse pas distraire par toutes les personnes autour de moi, je fais le vide. Moteur, la machine ne démarre plus, que se passe-t-il encore. Je refais ma check liste dans ma tête, les magnétos dans quel sens, le haut ou le bas, re-trou de mémoire. Cela commence bien……J’ai le taxiway jusqu’à la 07 pour me concentrer, pourtant mis à part mon cœur qui battait un peu vite, j’étais calme, sereine. Au point d’arrêt 07, j’ai refait trois fois mon C.A.I.N, vérifié la fermeture de la porte co-pilote, j’étais seule. Moment d’hésitation, non je ne vais pas abandonner, j’attendais un peu avant de m’annoncer.

Autorisée à décoller, je m’élance vers le milieu de la 07, palonniers bien droits, vérification volets sortis. Plein gaz, cela décolle très rapidement, je suis toute légère, même si tout le monde m’a prévenu, je n’attache pas d’importance. Mais le plus impressionnant c’est que cela monte très vite à 5 000 tours 180 km/h, je n’ai pas l’habitude, pourtant j’ai bien mes repères capot. En moins de temps qu’il ne faut pour y penser, je suis à 900 pieds en tour de piste. En palier, je réduis à 4 000 tours et je fais mes tours de pistes à 140 km/h. La concentration qu’un être humain est capable de déployer dans certains cas, la ressource au fond de soi, je suis moi-même étonnée encore aujourd’hui en l’écrivant. Je n’ai pas de mots précis pour décrire cette plénitude que je ressens, je suis étonnamment calme, sereine, concentrée, à ce moment-là, je lâche un cri… youpiii, je V O L E….. J’ai quitté le plancher des vaches, rien autour de moi, le vide. Même pas peur…..tous les reflex acquis pendant ma formation, prennent petit à petit et naturellement leur place.

J’enchaîne les tours les uns derrière les autres. En automne la nuit aéronautique tombe vite, je prends la décision de faire un complet. Bien à regret, car je n’aurais pas le temps de faire encore un tour sans que la luminosité décroisse. Je profite de ces derniers instants de pur bonheur, de tranquillité, de silence. J’ouvre grand les yeux, je profite de ce coucher de soleil magnifique, de ce calme à l’extérieur et dans ma tête. Malgré le tour de piste encombré par quelques avions, je n’ai pas peur, j’assure, je surveille. Un DR400 me double par la droite, je l’ai vu avant que le contrôleur me l’annonce, je suis bien, très concentrée, pas droit à l’erreur. En finale, je m’annonce, silence à la radio personne ne parle, tiens ma radio ne fonctionne plus. La tour ne répond pas, personne dans le circuit ? Ma radio ne fonctionne plus !!!!, instant de doute, je recommence mon annonce, toujours rien. Bon je continue, je me pose, personne sur la piste. Peut-être la fin de leur service, moment d’incertitude, vigilance accrue. Je suis à quelques mètres du bord de piste quand j’entends le contrôleur m’annoncer atterrissage autorisé, ouf, il était temps, ma radio fonctionne. Kiss landing, tout se relâche j’ai fini, je suis entière, je rentre au hangar. Je suis heureuse et toujours dans les nuages, c’est le cas de le dire, je l’ai toujours été depuis mon enfance, mais là c’est réel, sensation de béatitude, je ne réalise pas.

Accueil, félicitations de tous ceux présents. Champagne on a soif……mais là……Serge tu n’as pas assuré sur ce coup, désolée de le dire, pas de champagne au frais dans le frigo, hélas. On est repartis en ayant soif, mais ce n’est que partie remise……….

Je tiens à remercier, tous mes instructeurs, Daniel, Pascal F, Eric C, Christian mon plus fidèle instructeur, celui que j’ai le plus usé et Laurent qui était présent ce jour-là. Bien évidemment je n’oublie pas le Chef Serge et la Cheftaine Geneviève et mes fidèles co-équipiers et amis de la RATP qui m’ont suivi attentivement pendant ce lâcher. Ainsi que ma famille, mon époux tout d’abord qui a le mérite, d’avoir supporté mes coups de gueule pendant mon instruction et mes démotivations, et mon frère. Tous deux que j’ai embarqués dans mon aventure, celle d’un jour tutoyer le ciel, et d’admirer le paysage autrement. VOLER !!!!!

Aviatrice débutante

Marie

On est tous très contents de toi Marie, reste prudente, concentrée et fais toi Plaisir ! Serge

Stéphane

Bonjour,

Après 3 ans d’insistance et de persévérance entrecoupés de périodes d’arrêts et grâce à la patience et au bon enseignement des instructeurs de l’aérodrome de Meaux, Le Véliplane, et plus particulièrement à mon instructeur Christian.

Il a eu, je dois le reconnaitre, une patience à toutes épreuves, j’ai enfin été lâché pour la première fois hier, jeudi 11 octobre 2012. J’aurai pu l’être plus tôt, mais vous comprenez bien que par galanterie, j’ai cédé la priorité à Marie, qui de ce fait, a été lâchée le dimanche 7 octobre 2012.

Sincères félicitations et merci à tous. Stephane.

Envoyé de mon i Phone=

Hé oui mon Stéphane, tout arrive !!! avec de la volonté !

A très bientôt pour de prochaines navigations.

Yoan

« On va arrêter de tourner en rond, on va rentrer »

Je crois que j’ai compris. C’est mon troisième vol en trois jours, et hier déjà l’instructeur m’a dit que j’allais être lâché très prochainement. Seule la météo l’avait empêché de demander le feu vert à Serge. Il semblerait qu’aujourd’hui, je n’y coupe pas.

Un peu plus de deux ans auparavant, échaudé par de longues heures passées sur simulateur, je décide de m’inscrire au Véliplane. Un emploi du temps exigeant m’interdit une formation régulière. Peu importe, je ne suis pas pressé, et chaque leçon est un plaisir. Durant mes absences prolongées je me dis que je vais abandonner, que la formation prend du temps et a un certain coût, même s’il est raisonnable pour un loisir aéronautique. La solution est toute trouvée, la satisfaction ressentie après chaque vol me conduit à rempiler encore.

Comme tous les élèves, je pense, j’ai imaginé bon nombre de fois ce que serait le jour de mon lâcher. Je me suis convaincu que le décollage serait aisé, et que ce ne serait qu’une fois en l’air que la peur de devoir atterrir me saisirait.

Je me trompais. En fait, je me rend compte maintenant que je suis seul à bord, que chacun de mes gestes doit être réfléchi, et je me surprends à me poser des questions rien que pour démarrer la machine… En effet, accompagné d’un instructeur, on sait que si on fait une erreur, elle sera vite détectée, corrigée, et débriefée en toute sécurité. Maintenant, si je fais une erreur, personne n’est là pour me le dire.

Philippe prévient la tour que je repars seul, je précise moi même à la tour que c’est une première, et sur ses indications je roule vers le point d’arrêt 34 gauche. Je fais mes vérifs, et là, le doute. Je prends dix bonnes secondes avant de m’annoncer prêt… Après tout si j’ai commencé à voler, c’est précisément pour cet instant, et si Serge m’a donné le top c’est bien que je dois en être capable.

Feu vert. Je me lance. Montée initiale. Ultime piqûre de rappel : « La tour, de Serge, le skyranger là, c’est un lâcher ! » Décidément, ça va se savoir…. Je reconnais que ça rassure de savoir que le contrôleur me porte une attention particulière…

Tout va pour le mieux. Un premier toucher, puis un deuxième, et je demande un complet, histoire de ne pas abuser. Me voilà en finale. Me voilà en finale avec 80 kilos de passager en moins. Gaz réduits au maximum, un cran de volet, et cet appareil qui ne descend pas. Je rends la main, du coup la vitesse s’en mêle… Je suis aux commandes d’un engin qu’on pourrait poser sur un terrain de tennis (ou presque…), et me voilà en train de bouffer la piste comme si j’arrivais avec un transall ! Peu importe, j’arrive aux deux tiers de la piste, et je pose tout en douceur : c’est gagné.

Alors que je rentre au hangar, Serge me félicite à la radio. Merci. Mais tout s’apprend, et en matière de pilotage je crois que l’acquis prend le pas sur l’inné. Je ne dois cette réussite qu’à la patience et au sérieux de chacun des instructeurs du Véliplane.

Il faut préciser aussi que, au delà de la didactique, l’ambiance qui règne au club est excellente, et que la variété des pilotes, instructeurs, élèves ou autres amoureux de l’ULM que l’on y croise, contribue à cette réussite.

Yoan BIENFAIT, (merci Yoan, plus qu’à se faire plaisir !)

Thierry

Salut serge,

voici quelques lignes suite à mon lâché de ce Jeudi.

Depuis les dernières semaines, on pouvait entendre en début de chaque cours : Thierry, il est presque « lâchable » mais il faut s’entraîner encore un peu sur les arrondis, il reste à faire les pannes moteur au décollage, c’est presque bon, mais… Étrange sensation mêlée d’excitation et de trouille…

Et puis ce jeudi 14 Juin, un peu comme par magie, toutes les conditions semblent réunies. Patrick, l’instructeur avec qui j’ai fait dernièrement une nav de 9h sur les Châteaux de la Loire et qui connait bien mon pilotage, est au club ce matin alors que je ne l’y attendais pas.

La météo est bonne alors que ce mois-ci c’est plutôt la cata. C’est assez calme sur la plateforme, il n’y a que Christian, puis Serge qui enchaînent les tours de pistes.

Alors après quelques tours de piste avec plusieurs exercices de panne moteur, Patrick, avec l’accord de Serge, décide qu’il pouvait me lâcher ! Après un briefing et un peu de paperasse, c’est parti ! Finalement, on se concentre, les gestes maintes fois répétés s’enchaînent et on vole tout seul !

Un grand merci à tous les instructeurs qui ont participé à ma formation. Georges pour mes premières prises en main du pendulaire en sortie Nord avec une escapade vers les éoliennes de Château Thierry, ainsi que Léo, puis Serge pour mes premiers tours de piste, Christian avec les exercices de panne campagne et les tours de piste, Laurent pour les sorties Nord, les exercices sur les champs carrés, les tours de piste et Patrick jusqu’à ce que je pige enfin le truc pour l’arrondi et notre nav agitée mais inoubliable sur les Châteaux !

Encore un grand merci à Geneviève et à Serge qui ont rendu cette aventure possible et aussi à mon épouse, Elisabeth, qui partage ma passion pour le vol, qui m’a toujours encouragé, à elle maintenant d’être lachée en 3 axes !

Merci Thierry, vole maintenant de tes propres ailes et toujours en prudence.