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Laurent

ébriefing du lâcher du vendredi 4 mai 2012 :

Ce fameux jour que tout élève pilote attend pour prendre son envol est arrivé.

Après une matinée de pilotage aux côtés de mon Instructeur, le chef pilote me propose de me lâcher l’après- midi.

Le temps était bruineux, le soleil manquait à l’appel, mais bon…, ce n’était pas grave, ce jour tant attendu était là.

Alors j’ai dit OK pour l’après-midi.

Sans manquer d’attirer mon attention sur les différents points auxquels il fallait faire attention et surtout sur le fait que l’avion serait bien plus léger avec une personne de moins.

Je pars…, je vous passe les détails de mes annonces à la tour, etc…

Je décolle, 4 tours de piste, entre décollage, atterrissage, glissade, volet 1 cran, 2 crans, plus ou moins biens, je vole… et je ne peux qu’apprécier la maniabilité du Skyranger.

Pour finir, je décide d’un complet, je l’annonce à la tour, 900ft, Vent arrière, circuit rapproché, base, finale, autorisé 25 gauche. Je suis trop haut, glissade, encore trop haut, volet 1 cran , volet 2 ème cran, un tout petit peu haut encore ( 50 cm ), mon arrondi n’a pas agit comme je l’attendais, je touche la piste et…petit rebond presque imperceptible (dans l’action et en finale tout va vite !), sans action brusque, je suis au ras du sol et je pose.

J’entame ma sortie et je réalise que le Skyranger a besoin de plus de puissance pour se mouvoir sur la piste, je quitte la piste, annonce à la tour que la piste est dégagée, trop de vibrations, trop de puissance pour rouler, je m’adresse au contrôleur pour lui indiquer qu’il semblerait que j’ai un problème sur une roue, ce qu’il me confirme après avoir pris ses jumelles et m’indique que je réparerai cela au club sans me dire de quoi il s’agissait.

Je rentre au club avec beaucoup de vibrations et beaucoup de puissance pour rouler ( je crains le pire,…)

Arrivé au club, l’équipe m’attend, je coupe les magnétos, le contact, j’enlève la clé, l’enfile dans la commande du parachute et descend : un pneu crevé.

Le chef pilote ne dit pas grand chose et je le comprends, il ramène une roue et on la change. Avec beaucoup d’humour il ne manque pas de me faire remarquer que ces machines sont fantastiques et facile à réparer.

On change la roue, et puis il me félicite.

Finalement, plus de peur que de mal, je réalise avec stupeur que je n’ai pas eu peur, et pourtant ma dernière approche était risquée.

Encore quelques heures de perfectionnement aux côtés de mes Instructeurs préférés et ce sera au point.

En tout état de cause cette expérience restera gravée dans ma mémoire à jamais.

Laurent BENKHOUCHA

Merci Laurent, plus qu’à voler et bien bien voler, vas mon cher…

Etienne

 

Voici le bref récit de ma formation.

Petit mot sur la théorie : Quand j’ai attaqué, je me suis dit, pas de lézard, la théorie c’est comme si c’était fait… Et ben, comment dire, 2 échecs… Pourquoi ? J’ai rien foutu, j’y allais la fleur au fusil. Ayant un caractère à me démoraliser facilement (Breton tête de con…) pour certains trucs je décide de laisser tomber en prévenant Serge. En fin de compte, j’ai bien fait car il a su, avec Christian, me motiver pour y retourner. Et ben, c’est bizarre, quand on bosse, on y arrive.

La pratique : après environ de 6 mois de break (la théorie) je retourne au Véliplane un peu penaud après ma réaction à la con et je suis toujours aussi bien accueilli (ce qui me redonne un regain de confiance).

Différents vols d’instruction avec Serge, Christian, Pascal, Laurent, Eric (je n’ai pas réussi à en user un seul) et plusieurs fois entendu : « c’est bien t’es pas loin du lâcher » et comme un gland je merde sur la séance suivante, bien sûr à nouveau une grosse baisse de moral.

Le manque d’assiduité a été certainement un handicap, mais mon sale caractère aussi. Et un jour, j’ai décidé de m’y mettre à fond, tous les soirs, un max le week-end et le 28 mars, je pars avec Laurent, 3 tours de piste, sur le dernier j’annonce un complet, on va au bureau signer le papier et je retourne m’installer tout seul dans la machine. Que dire ? Je ne sais pas trop, c’est jouissif, depuis le temps que je rêve de m’installer seul à bord de J.E, de faire mes annonces, le roulage etc… Et ben ça y est, pas de stress juste du bonheur à l’état pur. Check list au point d’arrêt 07 droite, la tour m’autorise à m’aligner et à décoller ; Ca y est, je suis en l’air tout seul, 3 touchers sur la 07 gauche puis un complet sur la droite et retour au parking. Si quelqu’un avait pu me voir dans J.E il m’aurait certainement pris pour un grand malade, je chantais tout seul, après le premier toucher il me semble même avoir gueulé ma joie… On aurait dit un gamin qui vient de découvrir son premier cadeau au pied du sapin de noël…

Le 29, retour au Véliplane, convaincu que je vais faire des tours de piste tout seul, douche froide, je repars avec Christian, et là, je merde complet, mais alors je fais la totale, à tel point que je dis à Christian au bout de 20 minutes : »on laisse tomber, on fait un complet et je rentre ». Christian me rassure et essai de me remonter le moral comme il peut, mais mon sale caractère reprend vite le dessus… Je rente chez moi déçu, ma femme me demande ce qui se passe, je lui explique, elle me remonte le moral également.

Je n’avais vraiment pas envie d’y retourner le 30 Mars, mais pousser par ma femme et Serge j’y retourne. Départ en vol avec Christian, 3 tours de piste et question de Christian : « ça te dis de voler seul ? » quelle question, ben oui. Un complet, il me signe le papier et c’est reparti. Depuis, quelques vols de confirmation puis des vols en tours de piste seul. Le 03 Avril vers 17h30 arrivée au Véliplane, Serge me dit : « y a pas de vent, je te signe la feuille et t’y vas tout seul ». Bonheur… Décollage de 34 gauche, premier toucher nickel, le second mauvaise approche, alors pour éviter de faire des conneries, remise de gaz et la suite super… reste plus que la nav.

Bilan : Faut pas baisser les bras, c’est tellement bon de se retrouver seul en l’air. Je ne remercierais jamais assez Serge, Christian, Laurent, Pascal et Eric pour m’avoir mis en confiance, leur patience et m’avoir mis un coup de pied au cul quand il le fallait. Sans oublier ma femme qui à su me remonter le moral.

A tous un immense merci.

Merci à toi Etienne ‘’n’abandonnez pas et vous n’échouerez pas’’ qui disait l’autre… Aller, sois prudent et vole longtemps. (Serge)

Franck

qq mots pour parler du laché + qq photos pour aller avec :

“Ce samedi matin de mars il fait si beau que quand j’arrive au club Véliplane tout le monde est en l’air. Pendulaires, autogires et multiaxes. Et bien sûr, plus un seul instructeur de libre, même mon préféré… Christian. Bon… c’est sûr il lui faut plusieurs cafés le matin pour redevenir bavard et jovial. Mais en l’air, il vous dira tout. Vous bénéficierez de toute son expérience et de ses précieux conseils sur le pilotage et la sécurité. Une formation que vous ne trouverez pas facilement ailleurs. Et comme on n’a qu’une vie, ça tombe bien.

Mais ce matin donc, c’est Serge (le Patron à l’assent du midi, peuchère) qui se dévoue et nous voilà partis pour des tours de pistes en multiaxes. Après 2 ou 3 atterros, le mot presque tabou et tant attendu depuis le début de ma formation cet hiver résonne dans la cabine. “Bon éh bé.. Franck.. c’est ça hein ? Tu va repartir en solo. On se pose le temps de faire les papiers et tu y vas.”

c’est le fiston et pas Franck :-) - 2 Mo

c’est le fiston et pas Franck 🙂
pour un petit baptème

Des semaines que j’en rêve mais en même temps c’est un peu le stress. Il fait si beau et les gens du club avec qui je discute avant de repartir ont l’air si sûr de la décision de Serge, que me voilà seul à bord et pas trop stressé. Et là, toute la formation revient, faire la radio, dire à la tour qu’on est solo et qu’on va faire des tours de piste. Il sont super à la tour. Ils ont presque fait la radio à ma place pendant les 2 3 premiers tours. ça détend et ça permet de se concentrer sur le pilotage. Merci Messieurs. Je roule pour la 34. La check list, on est prêt , la tour donne le go et c’est parti. je m’aligne et décolle. Quelle sensation….Une joie de gosse, malgré le temps qui a passé.. Presque un demi-siècle au compteur..Et puis ça monte plus vite. C’est qu’un instructeur ça pèse… Mais me voilà en finale, et s’agit de pas se rater. Christian est au sol, je le sais. Il regarde. C’est comme si il était là à côté. je l’entends : “Attention à ton badin, ta pente, garde ton axe, ta bille, ne surpilote pas, et arrondi bien à la fin. Pense à ta roulette de nez. Ne l’utilise pas.” Et voilà… posé. Doucement, comme une plume. Je remets les gaz et c’est reparti. Je sens que ça devient une drogue. Pour tout dire, je suis pas peu fier que Chistian ait trouvé mes atterrissages trés réussis ce matin là.

Après des années de “disette” aéronautique (plus de 20 ans après avoir arrêté le planeur), c’est ma femme (…) qui m’a parlé d’essayer l’ULM. Et j’ai découvert un monde bien différent de la vision que j’en avais. Des passionnés certes, mais qui ont la tête bien sur les épaules, et l’envie de partager. Et puis des machines incroyables, sûres et performantes. C’est vrai que c’est pas facile de trouver un club sympa, vivant, ouvert à tous et donc aux débutants, et avec une vraie vie de club et une atmosphère familiale. Après beaucoup de recherches sur internet et de discussions avec des passionnés, j’ai trouvé le Véliplane. Le coup de bol. D’autant plus que j’y ai trouvé mon ULM multiaxe, un Storch que Max a amoureusement bichonné pendant 10 ans. Mais je vous parlerai de Max une autre fois. Une légende dans le club.

Alors, si ça vous dit un petit baptême comme on l’a fait pour le petit dernier, ou une formation, n’hésitez plus. Venez nous voir. Serge et sa femme vous accueilleront avé le soleil dans les yeux et dans l’accent Vous ne le regretterez pas. A bientôt.

Franck”

Thierry

Bonjour à tous,

Juste un petit mot pour dire à quel point j’ai été très heureux samedi et dimanche dernier pour mes premiers vols en solo sur mon beau pendulaire !

Je tiens surtout à remercier Serge, Christian et Patrick pour leur patience, leur gentillesse , leur disponibilité et leur professionnalisme, toujours à placer la sécurité de leurs élèves avant tout.

En ce qui me concerne , je suis très satisfait de VELIPLANE et me félicite d’avoir choisi cette école pour assouvir ma nouvelle passion !!

encore merci à tous !!

bien amicalement.

Thierry

hé bé, profite bien et sois toujours prudent.

Marius

Essai

Dans un lâcher, vous l’avez deviné depuis bien longtemps, ce qui est le plus stressant c’est la contribution écrite que souhaite Serge pour son site Web. Les objectifs qu’il poursuit avec cette contribution systématique sont sûrement estimables et pédagogiques !!!

Pas de chance avec mon texte non convenu car je vais vous faire part de certaines de mes réflexions issues de mon expérience récente. En effet après avoir pratiqué du DR 400 pendant 19 ans dans l’Est et avoir interrompu ce loisir lors de mon arrivée en Région Parisienne, j’avais décidé de mettre à l’ULM en prévision de ma retraite.

Le choix du Club fût aisé compte tenu de la localisation de mon domicile et des qualités de rigueur que je recherchais.

Ainsi je débute ma formation en juin 2010 avec bien entendu tous les handicaps liés aux « conducteurs » de DR400 (« après tes 450heures de Robin, tu vas enfin apprendre à piloter !!!!) et d’une interruption de pilotage pendant 15 ans.

Marius à bord et Laurent l’instructeur Stagiaire qui s’en ai bien occupé - 103.8 ko

Marius à bord et Laurent l’instructeur Stagiaire qui s’en ai bien occupé

En janvier 2011, j’arrive enfin vers la vingtaine d’heures et je commence à me faire des scénarios agréables et aéronautiques pour l’année. Mais une pluie verglaçante, au matin du 2 février, m’envoie au tapis au sens propre comme au sens figuré.

Plus de deux mois immobilisé sur le dos avec tout un appareillage de poulies destiné à réparer la fracture du bassin. Puis une opération et une rééducation lente, pendant laquelle on gamberge sérieusement.

Pour tenir « la rampe » pendant cette période, mon objectif sera alors de remonter dans un ULM par mes propres moyens et de voler. En juillet 2011, je viens même discrètement vérifier que ma jambe droite est assez souple pour monter dans le Ninja. « Bad news guy », c’est encore trop tôt !

Finalement, en novembre, je peux me hisser dans un Ulm sans avoir recours à un palan ou à une infirmière !!! (dans la réalité ce ne sont pas les mêmes que dans la littérature et au cinéma).

Je reprends la formation avec détermination, bien que je me demande parfois quel effet que je produit quand je déambule avec les béquilles !!!

Puis le 19 janvier 2012, grâce à des conditions météo favorables, Serge décide le lâcher.

Tout se passe sans stress pour moi et sûrement un peu moins pour lui.

En effet, l’effet de nouveauté du lâcher, je ne l’avais plus compte tenu des mes vols en Robin.

Par contre, j’étais très fier d’avoir eut le dessus sur la « scoumoune » de mon année 2011 et de ne pas mettre laisser aller.

Autant à un vol, il faut savoir renoncer, autant dans ses désirs il ne faut rien lâcher. (Lao Tseu qui aurait pu être pilote).

Merci Marius et félicitations pour ta persévérance, bons vols.

Sandrine

 

N’ayant jamais été très douée pour les rédac. à l’école je m’en vais quand même, sous la supplique de Geneviève, vous narrer mon parcours ulm.

Ce désir de voler m’a pris il y a déjà 21 ans, banalement, comme beaucoup de gens, suite a un baptême en 3 axes, pour ma part, à la base ulm de Flers (orne), même si pour moi, un ulm à ce moment précis était forcement un pendulaire, les sensations de vol ne m’ont pas laissée indifférente.

Je me suis donc procurée le manuel du pilote, qui est devenu mon livre de chevet, ne pouvant, pour des raisons professionnelles, m’inscrire dans une école dans l’immédiat. Et après deux passages au théorique en candidat libre, à Carpiquet (Caen), 2 petits échecs, mais deux échecs quand même !

J’ai dû me résoudre amèrement à abandonner l’idée de passer le brevet et donc de piloter un ulm pendulaire dans l’immédiat. Je rangeais donc mon manuel en attendant des jours meilleurs et surtout un peu de temps libre pour pouvoir intégrer une vraie école de pilotage digne de ce nom. Ce qui fut fait une quinzaine d’années plus tard et oui tout de même !!!

J’intégrais la grande, que dis-je, la prestigieuse école de pilotage VELIPLANE ou je passais en deux petites années (et oui ma pauv’dame le temps, le temps…) mon brevet avec comme instructeurs : Serge the boss, Cédric (le Cèdre), et le très regretté Alexandre.

C’est dans ces moments là que j’ai découvert ce drôle d’hélico, après en avoir brièvement fait le tour, je jurais à qui voulait bien l’entendre que jamais je ne mettrais les pieds dans ce bidule (l’inconnu fait peur, c’est bien connu, hhaaaa, l’espèce humaine !!!!).

Bref, après quelques années, avec mon pendule et une rencontre avec un possesseur de Magni M24 (Serge Toublanc, à Coex) et l’opportunité de faire un baptême, je laissais mes a priori et me convainquais de monter dans cet engin, et là, messieurs dames, si vous aviez entendu ce que j’ai dit, euh, j’ai dit : wahhhhhhhhhhhh génial j’en veux un !!!! Bon je ne connaissais pas encore le prix à ce moment là mais bon ! Ce fut une révélation pour moi. Quelques mois se sont donc écoulés.

Et avec le passage de Serge et Geneviève pendant le ‘’Tour de France Ulm’’ aux Ecottays, en Mayenne, la base où je suis (elles étaient bonnes nos crêpes hein ?? Merci qui ? Merci Thierry !! Bon un peu d’cirage ……) m’a permis de leur glisser mon intention d être brevetée autogire.

Rendez- vous est pris en septembre 2011 pour l’inscription.

Mes premières heures de pilotage se passèrent plutôt bien avec toujours The boss Serge donc et Christian, l’homme aux savates aux pieds.

17 heures plus tard, en ce jour du 13 oct. (jour d’anniversaire de ma fille) il fait beau, le ciel est bleu, les oiseaux chantent, etc….j ai un cours, je suis fébrile, comme depuis quelques cours où je sais que peut-être se sera le bon jour.

Vol d’une demi-heure à peine avec Serge, nickel ! Retour, briefing, recommandations, et là, j’me dis : Sandrinette à toi de jouer !! Je m’installe et demande l’autorisation de roulage, check list, alignement, prélancement et décollage, et là, que du bonheur j’vous dis !!! Que du bonheur !!!

C’est vraiment beaucoup d’émotion pour moi et pour celui qui est resté au sol pour garder mon sac a main (mon mari) je vole toute seule à bord de mon futur autogire.

Quelques tours de pistes et touch and go plus tard, je rentre au bercail.

– Meaux, de l’autogire alpha delta, je quitte la 34 et rentre au parc.

Quelques photos prisent par Geneviève pour immortaliser l’instant, je verse ma p’tite larmichette et champagne pour tout le monde, sauf pour ceux qui vole hein ?

Remerciements à l’équipe pour leur chaleureux accueil. MERCI Serge, Geneviève Bouchet et Christian.

Petit coucou spécial à toutes les femmes pilotes….

Sandrine

Merci Sandrine, vole bien et soit toujours prudente !

Marius

De Marius,

Dans un lâcher, vous l’avez deviné depuis bien longtemps, ce qui est le plus stressant c’est la contribution écrite que souhaite Serge pour son site Web. Les objectifs qu’il poursuit avec cette contribution systématique sont sûrement estimables et pédagogiques !!!

Pas de chance avec mon texte non convenu car je vais vous faire part de certaines de mes réflexions issues de mon expérience récente. En effet après avoir pratiqué du DR 400 pendant 19 ans dans l’Est et avoir interrompu ce loisir lors de mon arrivée en Région Parisienne, j’avais décidé de mettre à l’ULM en prévision de ma retraite. Le choix du Club fût aisé compte tenu de la localisation de mon domicile et des qualités de rigueur que je recherchais.

Ainsi je débute ma formation en juin 2010 avec bien entendu tous les handicaps liés aux « conducteurs » de DR400 (« après tes 450heures de Robin, tu vas enfin apprendre à piloter !!!!) et d’une interruption de pilotage pendant 15 ans.

En janvier 2011, j’arrive enfin vers la vingtaine d’heures et je commence à me faire des scénarios agréables et aéronautiques pour l’année. Mais une pluie verglaçante, au matin du 2 février, m’envoie au tapis au sens propre comme au sens figuré.

Plus de deux mois immobilisé sur le dos avec tout un appareillage de poulies destiné à réparer la fracture du bassin. Puis une opération et une rééducation lente, pendant laquelle on gamberge sérieusement.

Pour tenir « la rampe » pendant cette période, mon objectif sera alors de remonter dans un ULM par mes propres moyens et de voler. En juillet 2011, je viens même discrètement vérifier que ma jambe droite est assez souple pour monter dans le Ninja. « Bad news guy », c’est encore trop tôt !

Finalement, en novembre, je peux me hisser dans un Ulm sans avoir recours à un palan ou à une infirmière !!! (dans la réalité ce ne sont pas les mêmes que dans la littérature et au cinéma).

Je reprends la formation avec détermination, bien que je me demande parfois quel effet que je produit quand je déambule avec les béquilles !!!

Puis le 19 janvier 2012, grâce à des conditions météo favorables, Serge décide le lâcher.

Tout se passe sans stress pour moi et sûrement un peu moins pour lui.

En effet, l’effet de nouveauté du lâcher, je ne l’avais plus compte tenu des mes vols en Robin. Par contre, j’étais très fier d’avoir eut le dessus sur la « scoumoune » de mon année 2011 et de ne pas mettre laisser aller.

Autant à un vol, il faut savoir renoncer, autant dans ses désirs il ne faut rien lâcher. (Lao Tseu qui aurait pu être pilote).

merci Marius, pleins de bons vols dans ton Ninja d’exception !

Nico

Fasciné par tout ce qui vole depuis tout petit, c’est au printemps dernier que je décide, enfin, de concrétiser mon rêve.

Après quelques recherches, je tombe sur le site du Véliplane-Club et commence à envisager l’idée de passer mon brevet de pendulaire.

Dès le lendemain, je vais voir de plus près comment les choses se passent dans ce Club. A mon arrivée, je suis accueilli par Serge. Celui-ci m’explique alors le déroulement de la formation et me fait visiter le hangar. Entouré de tous ces appareils, j’ai des étoiles dans les yeux.

Ma décision est prise, je vais apprendre à piloter un pendulaire ! Mais avant, un essai s’impose et il me propose donc de programmer un vol d’initiation pour le weekend suivant.

Le grand jour arrive et je suis un peu stressé. Le soleil est au rendez-vous et il y a un peu de thermiques. Après la visite pré-vol de l’engin, je m’installe et c’est parti pour mes 20 premières minutes de vol. Au départ, ça bouge et j’avoue que je ne suis pas très fier. Puis je commence à être plus à l’aise et à y prendre du plaisir. C’est déjà le moment d’atterrir mais je sais que dans très peu de temps, je revolerai.

Suite à cette matinée, j’entame la formation pratique et bosse le manuel à la maison. Dès que j’ai un moment de disponible et que la météo est clémente, je prends la voiture et vais prendre un cours.

J’acquiers des connaissances en météorologie, en navigation, en phraséologie radio,… Mais surtout, je prends du plaisir à voler.

Quelques mois plus tard, vient l’heure de ma première navigation. Le petit itinéraire prévu initialement se transforme en un trip de quelques heures, avec une pause resto à l’aérodrome de Pont sur Yonne, un survol de Romilly sur Seine et de Château Thierry avant de rentrer à Meaux. Une journée mémorable.

Puis, le 12 Novembre en milieu d’après midi, je me rends comme d’habitude au club pour un nouveau cours. Après la visite prévol, je décolle accompagné de Serge pour des tours de pistes. En cours de vol, il m’annonce que je suis prêt à être lâché. Au départ je le prends à la plaisanterie mais il insiste et me demande si je me sens prêt pour un vol seul.

En une seconde, je prends pleinement conscience que ma vie va bientôt totalement reposer sur les compétences que j’ai acquises au cours de ma formation. On ne s’arrête pas pour faire une pause quand on est à 1000 pieds.

Le stress commence à m’envahir, mais je relativise. J’ai maintenant quelques heures de vol derrière moi et s’il me le propose, c’est qu’il sait que j’en suis totalement capable. Ma décision est prise, c’est oui !

On se pose donc, je l’accompagne rapidement dans son bureau pour signer un document et retourne m’installer à bord du Golf Zoulou. Il me donne quelques conseils puis je fais quelques mètres et m’annonce à la radio :

Meaux de Golf Zoulou re-bonjour Fox Juliet Papa Golf Zoulou, pendulaire au hangar Véliplane, pour des tours de piste Je roule 16 droite et rappelle prêt

Arrivé au point d’arrêt, je fais mes checks puis reste une minute là pour faire le vide. Ce que je ressens n’est pas facile à exprimer, c’est un mélange d’excitation, de peur, de satisfaction…

Bon maintenant il faut y aller :

Golf Zoulou prêt 16 droite, je m’aligne et décolle et rappellerais en vent arrière.

C’est une nouvelle machine que j’ai entre les mains, l’accélération est plus forte que pendant les cours et je décolle très court. On m’avait prévenu que le comportement du pendulaire serait différent une fois seul à bord, mais à ce point… Je m’y adapte rapidement.

Je suis seul dans le circuit et après avoir fait mon annonce vent arrière, je commence à anticiper mon toucher. J’applique les consignes données pendant mon apprentissage et je me pose sans problèmes.

La lumière décline et je ne pourrai pas voler très longtemps aujourd’hui. Je redécolle donc pour un dernier tour de piste. Dans mon élan j’oublie de contrecarrer le couple et pivote un peu. Je m’en souviendrai les prochaines fois 

Il est temps de rentrer. Je me repose, annonce que je quitte la fréquence au hangar Véliplane et rentre.

A mon arrivée, je souffle. Je suis satisfait : j’ai enfin volé seul et surtout, tout s’est très bien passé.

Quelques photos pour la route une fois le casque retiré. Je n’ai pas à forcer le sourire, je suis heureux.

Je suis félicité par les membres du club présents et direction le mess pour déboucher une bouteille de champagne cuvée Véliplane.

Une journée dont je me souviendrai très très longtemps…

Un grand merci aux instructeurs pour leur patience et leurs encouragements…

Prochaine étape, l’emport passager !

Oui, vole bien et toujours prudement, merci à toi, (Serge)

Christian

Je suis pilote de ligne, vous savez les conducteurs de gros bazar où vous passez quelques dizaines d’heures pour aller en vacances.

Un dimanche ou peut être un lundi de mai, par une belle journée, ne sachant que faire durant l’escale parisienne, je me décidais à aller voir les aéroclubs du coin. Un collègue m’avait parlé de Maux et de Veliplane ; début d’après midi me voilà sur place pour admirer les nouvelles machines. Première impression : ça a bien changé depuis mes début voilà 45 ans et voilà que je tombe nez à nez sur un gyro flambant neuf (rouge ça attire) faisant le tour en long en large (j’avais participé à la construction d’un Bensen au Gabon en 1970)

L’affaire avait fait quelques progrès, rien à voir avec le truc que j’avais en mémoire et qui avait terminé sa vie très rapidement, couché sur le côté, alors que le propriétaire avait voulu nous faire une démonstration ???

A l’époque, pas de moniteur seulement les histoires de bistrot et les conseils de gens qui bien sur ignoraient tout du problème.

A force de tourner autour de l’engin, je suis abordé par une espèce de barbu avec un accent du sud à couper au couteau. « Vous semblez intéressé » me dit il, « Un petit tour ça vous intéresse ? » N’ayant rien d’autre à faire, je lui dis oui à une seule condition : ne pas me faire peur. (Il faut toujours se méfier quand on ne connaît pas, m’avait dit un vieil instructeur, voilà bien longtemps de cela).

Harnachement, je glisse à bord non sans difficulté à bientôt 63 ans et un peu d’estomac !

Et là, 45 minutes de plaisir autour de Maux, sans aucune appréhension les 10 premières minutes passées.

Retour au sol, j’ai fait mon inscription au club, pris mon assurance ect, et c’était le début de mes problèmes.

Aujourd’hui je suis qualifié et je peux voler de mes propres « ailes », non de pales comme on dit dans les voilures tournantes.

Depuis à chaque escale à Paris, je vais GYROCOPTER comme me dit ma femme. Serge et Geneviève sont devenus des amis ainsi que pas mal de pilotes du club ; j’ai retrouvé mes 16 ans et mon début cette fois ci dans les voilure tournantes. Le pire : j’ai acheté une de ces libellules que je devrai recevoir sur mon ile à la Réunion pour Noël, au grand désespoir de mon épouse qui ne conçoit l’aviation que un verre de champagne à la main pour partir en vacances.

Ma retraite de l’aviation civile va être occupée à entretenir et faire voler ce merveilleux engin et peut être à donner le virus à quelques autres.

Je ne sais pas si je dois remercier Serge ; finalement il coûte cher cet individu.

Je passe à Paris la semaine prochaine, « Tu vas GYROCOPTER », me dit ma femme. « Bien sûr ». Avec des bons instructeurs, on passe toujours une journée sympa.

Et si le temps n’est pas beau, il y a toujours quelque chose à faire au club.

Amitiés à vous tous mes amis et GYROCOPTEZ bien.

Christian (26000 hdv sur 43 machines différentes du DC3 au B 777) et 15 heures en gyro, j’en suis très fier.

merci Christian et toujours en prudence ! (Serge)

Philippe

Lundi 15 août 2011, Beau temps, belle mer, comme dirait un marin, sur l’AD de Meaux-Esbly.

Notre Skyranger, Juliet Echo, qui était sur le Tour ULM avec Jérôme et Jean-Pierre a vaillamment et quasiment sans encombre couvert sa grande boucle plus l’aller et le retour de Montpezat, vient de rentrer samedi dernier au Véliplane.

Tous nos autres participants au Tour ULM 2011 sont aussi rentrés à bon port après une semaine harassante et des souvenirs plein la tête.

Ca faisait deux weekends que je n’avais pas pu voler avec Christian et Juliet Echo en raison de leur absence commune, partis en voyage… Heureusement ce lundi est férié et en plus il fait beau.

Les derniers vols que j’avais effectués avec Christian m’avaient parus encourageants, quand Christian ne dit rien c’est qu’il n’y a rien à dire ! Mais les conditions Météo étaient à chaque fois très défavorables pour un lâcher, le vent étant toujours fort ou assez-fort.

En cette fin d’après-midi de 15 août le temps était vraiment magnifique, le vent nul et en attendant le début de soirée pour que toutes les turbulences cessent nous avons rencontré les conditions idéales.

Après la visite de pré vol, à 19h55 Nous montons à bord du Skyranger, ceintures, moteur, radio, je m’annonce à la tour « Meaux de F-JIJE, un Skyranger, deux personnes à bord,…. » la tour me répond « Juliet Echo vous allez continuer en auto-information car les services de contrôle s’interrompent à 20H00 » je collationne et fait mon auto-info, nous roulons au point d’arrêt 34 gauche, C.A.I.N. ok, je m’aligne et je décolle, Christian a les pieds posés à plat sur le sol de la cabine et les mains sur les genoux, nous allons une fois de plus faire des tours de piste, un peu raccourcis, nous virons à droite au-dessus de la première route, l’altimètre est à peine à 800ft, on atteint les 900ft après le virage, je passe en palier, virage sur le rondpoint, annonce Vent arrière pour un toucher en 34 Droite.., Etape de base, finale, le point d’aboutissement se rapproche, vitesse 110km/h, je sors un cran de volets, le seuil de piste est devant moi, je commence à arrondir, Christian a toujours les mains sur le genoux, la trajectoire est rectiligne pas un souffle de vent, pas une turbulence pour me gêner, je continue à arrondir, je retiens et quand le sol se rapproche suffisamment petit coup de manche vers l’arrière : Kiss-touch ! Christian est resté imperturbable.

Au tour suivant loupé, trop vite, trop haut, remise de gaz ! Troisième tour un toucher un peu moins doux que le premier mais encore pas mal, je remets les gaz, montée initiale, vent traversier, vent arrière, en base j’annonce « J.E. étape de base pour un toucher 34 droite » Christian reprend la radio et annonce « J.E. rectification ça sera en 34 gauche ». J’ai compris c’est pour maintenant, je me pose en douceur comme au premier toucher et nous rentrons au Véliplane.

Pas besoin de parler pour comprendre ce qu’il se passe… Nous allons au bureau, Christian me remplit le précieux sésame « Autorisation de vol d’entrainement seul à bord » et me donne ses dernières consignes pour un vol en solo…

Je traverse le hangar, il faut que je reste concentré, à l’extérieur quelques membres du Véliplane dont Marie, mon épouse, Philippe et Violette se tournent vers moi mais me laissent tranquille, ils savent qu’il ne faut pas me parler, je leur montre le papier de loin et je n’écoute pas les réponses, je remonte à bord de ma machine, j’attendais ce moment depuis longtemps, il faut le savourer. Je m’attache, « Attention démarrage », radio « Meaux de F-JIJE un Skyranger au hangar Véliplane avec UNE personne à bord, je roule au point d’arrêt 34 gauche pour des tours de pistes ».

Au point d’arrêt nouveau C.A.I.N., il n’y a personne dans le circuit, je m’aligne et je mets les gaz, du pied à droite, je tire légèrement sur le manche la machine s’élève, je rends un peu la main, palier d’accélération, j’atteints 120 km/h, monté initiale, ça monte très vite, les 900ft sont atteints bien avant la route, je me mets en palier puis je vire à droite, la bille, elle est bien centrée, je suis concentré comme jamais ! Au rondpoint virage à droite, ça se répète comme avec Christian mais je sais que je suis seul maintenant, Vent arrière, Etape de base, Finale, je coupe les gaz, je me souviens que ça descend beaucoup moins vite, vitesse 110, volets, seuil de piste, arrondi, touché en douceur sans manger trop de piste, ça y est je l’ai fait tout seul, gaz, palier d’accélération, enlever les volets, montée initiale…

J’ai fait cinq tours de piste, je suis resté concentré tout le temps mais j’ai pu, grâce à des conditions météo rares cet été et une absence complète de trafic dans le circuit de l’AD, apprécier ce premier vol solo et admirer le coucher de soleil, tout était calme et je me sentais vraiment bien. C’était indescriptible, que du bonheur !

Je sais que je n’aurais pas toujours de telles conditions et que d’autres fois ça ne sera pas toujours aussi « facile » mais en attendant je savoure ce premier vol en solo !

Retour au sol, petit nettoyage de la machine et appoint d’essence et la rentre. Il est près de 21H il n’y a plus grand monde, Marie, Philippe, Violette, Christian et moi alors on boira le Champagne à 5 !

Je tiens à remercier en premier lieu Marie mon épouse, c’est elle qui a attrapé le virus de l’ULM lors d’un baptême en montagne en pendulaire pendant les vacances d’hiver 2009 et elle me l’a refilé ! Je lui souhaite à elle aussi d’être lâchée bientôt pour qu’elle découvre le bonheur que c’est d’être la haut toute seul !

Je remercie aussi Christian pour sa pédagogie, son humour et son infinie patience ainsi que toute « l’équipe » du Véliplane sans qui tout cela ne serait pas possible.

Philippe Pouilly