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Actualisation: 8/06/2010


Proses des lâchés N° 2

 

Texte de Lorenzo, lâché mi mai 2010

Ca y est c’est parti !

Premier cours de pendulaire et déjà je me sens comme un poisson dans l’eau. Christian fait semblant de dormir derrière moi en me donnant des instructions.... Ca promet ! Je pense ne pas trop mal me débrouiller et voilà que sonne l’heure du retour sur le terrain, hop j’écoute Cricri (heuu on est devenu intime alors voilà) passage vent arrière, base, dernier virage et hop je me pose... Oupps j’étais agrippé à la barre et du coup, je me suis posé pas trop mal.

Les heures de vols s’enchaînent, je prends vraiment de l’assurance et j’effectue quelques vols avec l’élève instructeur Laurent quand Cricri n’est pas là. Wahhhou je réussi à faire le vol le plus court de ma jeune carrière de pilote pendulaire ! Dix-huit minutes, un vent assez important, je ne me sent pas en sécurité malgré que l’instructeur soit là et hop je lui demande d’arrêter car mes bras me font mal à force de tirer la barre pour avancer.

Arrive le jour du « Tour de Paris », malheureusement, cause météo, je n’irai qu’à Compiègne avec super pilote en chef Serge ! Wahhhouuu alors là, il a fallu que je retienne toutes les infos qu’il me donne, la navigation de deux heures en tout c’est bien passée et en plus sur une superbe machine, le Mike Québec, un XT 912 Streak III.

Puis un jour où je n’avais pas vraiment prévu de voler, Laurent me propose un vol. Je lui dis d’accord ! après tout, le temps est superbe. Nous voilà parti pour des tours de piste avec panne au décollage, PTS, PTU, encadrement, maintien de palier. Tout se passe très bien, et Laurent me dit « rien à dire », tu maîtrise bien ta radio et ton pilotage ! tu te le sent de voler seul ? » Et là, c’est le moment ou on a le sourire jusqu’au oreilles et comme l’instructeur, il voit pas, c’est encore meilleur. « heuuu ben hheuuu ouai je pense que ca va aller ». « Bon ben pose toi on va voir Serge pour voir ce qu’il en pense ». Arriver au Véliplane, Serge me fait la même réflexion et nous voilà en train de signer le fameux papier du lâché.

Retour sur le pendulaire (le XT HKS Cruze), je m’attache, je démarre et hop je m’éloigne un peu et m’annonce en auto information sur la radio « Meaux de pendulaire Uniforme Echo Bonjour, Fox Juliette X-ray Uniforme Echo au parking Véliplane, une personne à bord pour des tours de piste. Je roule au point d’arrêt 34 gauche et je rappelle prêt. » Alors là, une fois arrêté, CAIN je ne vous ment pas en vous disant que j’ai passé en revue trois fois les sécurités ! hop ok c’est bon je me lance ! Appel radio « Meaux du pendulaire Uniforme Echo, je m’aligne et décolle 34 gauche et rappellerais en vent arrière » c’est parti ! whhhaaaoouuu ben tout seul ça monte nettement plus fort . Quelque tours de piste, des encadrements ; des verticales terrain, des touchés presque au petits oignons et là on se sent vraiment bien ..... Puis je me décide de me poser. Retour au Véliplane, on coupe tout, on descend, on note les heures et là j’ai voler mes premières 25 mn seul à bord ! Je reçoit les félicitations de tous et me voilà enfin dans la grande famille des pilotes ULM !

Merci à vous tous, Geneviève, Super chef pilote Serge, Laurent, George et surtout CRICRI ;)

merci Lorenzo, sois toujours prudent et vives les oiseaux ho ho, ho ho....

 
 
Le jour que l’on attend tous.... Texte de Natacha

Voilà plus d’une vingtaine d’heures que je suis en instruction... la présence rassurante de l’instructeur est un confort auquel il ne faudrait pas trop s’habituer....

les leçons de tours de pistes sont beaucoup plus nombreuses que l’apprentissage des virages ou des tenus de caps.... « Tu verras, c’est un déclic, un beau jour tu arriveras à les faire les atterrissages » ; dois-je l’avouer ? Ce déclic, je ne l’ai jamais eu...peu importe !

Et puis un soir....... « Si demain tu me réussis 6 atterrissages d’affilé, je te lâche ».... Ça y est, la phrase magique a été prononcée.... Très facile de passer une nuit paisible après une promesse pareille.

Le rendez vous est donc pris pour le lendemain soir, une heure plus tôt que ce que j’avais noté, que l’on puisse avoir le temps de me laisser voler seule, si tout va bien !!!

Petit briefing avant décollage, quelques tours de piste, simulations de pannes moteur au décollage, au dessus d’un champ, re -tours de piste...je crois que c’est bon. On se pose, je fais le plein, un petit sourire dissimulé au coin de la bouche pendant que Philippe, l’instructeur, part remplir les papiers magiques avec Serge. Je repars donc seule à bord de mon pendulaire pour le début d’une nouvelle aventure. Je met les gaz à fond, palier d’accélération, je parle à la tour, tout y est, juste quelques kilos en moins à l’arrière, la machine monte toute seule...

Mais toute bonne chose a une fin, il se fait tard. Je dois me poser, parce que si moi je suis fatiguée (mais très contente de moi), Philippe, lui, est épuisé.......serait-ce usant de lâcher un élève ?!?

Me voilà devenue (jeune) pilote de pendulaire ...alors, champagne ?????

Natacha, merci pour ton texte trés imagé et oui Champage pour la validité !!!!

 
 
Mon lâcher en pendulaire... de Clotilde

J’avoue que ce matin-là, en me levant, je n’étais pas sûre d’être disposée à aller faire mes tours de piste traditionnels tant la journée risquait d’être longue en rebondissement.

Mais bon, après tout, cela allait me changer les idées. L’air était frais et le ciel dégagé. Quelques petites pompes thermiques mais rien de bien méchant.

A 8h30, Gérard guettait déjà le lièvre qui servirait bientôt de souper à toute l’équipe de Véliplane. Le temps d’embarquer à bord du F-JWGZ et nous voilà à faire des ronds dans le ciels (des ronds carrés je précise... pour bien suivre le tour de piste....).

Au bout de 3-4 atterrissages plutôt satisfaisaisants, Gérard m’a fait faux bond... et il m’a lâché ! sans y prendre garde, j’étais toute seule dans le pendulaire, grimpant plus vite que de coutume. Finalement, c’était pas si compliquée que cela. Sauf qu’au dernier atterro, un peu trop confiante, j’ai fait quelques rebonds ! mais pas trop durs, Serge, je te promets !!!!

Bons vols Clotilde et merci pour ton texte, plus qu’à préparer tes propres navigations !!!

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En tous les cas, me voilà lâchée ! De MEDHI, encore un jeune sympathique qui est allé très vite, 12 heures de formation.

Le cerveau donne l’impulsion. La moelle épinière se tortille de messages nerveux. Le pivot du pied s’exerce. La commande des gaz s’abat sous la pression. Le moteur crache ses forces dans une déferlante de bruit et de vitesse.

Les écarts liés au couple et au vent générés se corrigent, l’axe de piste reste maintenu. La cellule vibre, les roues soubresautent timidement, le défilement s’accentue. Le train se cabre, le décollement du sol devient effectif, l’appareil s’envole comme monté sur un geyser soudainement sorti à la verticale.

La violente douceur du moment laisse coi. Le soleil est au coucher, l’activité est nulle dans le circuit, j’entame mon premier virage avec un sourire non dissimulé. La machine suit particulièrement bien.

Les tours de piste s’enchainent. Les touchers se précisent. Il est bientôt 19h00 UTC et la tour cesse d’émettre. Je m’annonce pour un complet. Le taxi jusqu’au Véliplane sera ma dernière manœuvre.

En goupillant le parachute, je me convaincs sans difficultés que ces souvenirs deviendront rapidement impérissables. Les pertes de mémoire ne s’attaquent pas à ce genre de vécus...

Rapide retour en arrière. Mehdi, 20 ans, étudiant en sciences. J’arrive au Véliplane en Avril 2009 dans le cadre d’un stage de fin d’étude. Je veux voler. Quitte à se démarquer totalement, oublions le trois axes et son apparence trop proche de l’avion, tentons le pendulaire pour son exposition directe aux conditions météos et son pilotage original.

Le premier envol commandé par Philippe est une véritable leçon. La machine est d’une sportivité sans équivoque. Les ressentis sont fabuleux et me clouent le bec.

L’acquisition du brevet sur un tel appareil s’impose dès lors comme une évidence. Les leçons s’accumulent. L’aisance dans les manœuvres, les procédures avec la tour et la mécanique de vol finissent par devenir de grands intimes.

J’obtiens mon lâché selon le délai espéré.

Merci au Véliplane pour cette expérience.

Medhi

 
Vendredi matin, 8h40, mon regard se porte vers le ciel. Déjà le soleil flirte avec les branches bercées par le souffle du vent. Mon esprit s’égare, je repense à hier...

« Meaux de J.E. bonjour », « F-P.J.I.J.E.. pour un vol solo...ce sera dans le cadre d’un lâcher » « J.E. confirmez-vous, 1 personne à bord ? » « Affirm, 1 seule personne à bord, J.E. »

Seul aux commandes du Skyranger, je prends une grande inspiration et débute quelques secondes après le roulage. Jusqu’au point d’arrêt défileront une à unes les dernières consignes des instructeurs. Il est temps d’effectuer la check-list de décollage. C.A.I.N Puis Voler en sécurité. Je reviens sur le P. P comme Philippe, mon coach du jour, mais P. comme panne également. Il faut l’envisager, à chaque instant.

Lors de notre premier décollage du jour en double commande, Philippe me suggère de me remémorer les vaches possibles en fonction de la piste en service, de la météo et de l’altitude de notre appareil à l’instant fatidique. Je suis prêt. Autorisé à décoller, je m’aligne, jette un regard à la manche à air, mise en puissance, manche secteur arrière, le Sky décolle... Dès lors tout se passe très vite. Mise en palier, rentrée de volets, prise de vitesse, montée initiale. Déjà 920 pieds, je rends la main, mise en palier, réduction de la puissance - 4000tr/min. Que les conseils de Philippe et Serge étaient précis « les vitesses sont atteintes plus rapidement, l’avion est plus rapide et nerveux ». Chaque modification de régime et chaque action sur les commandes se ressentent davantage.

« Meaux de J.E., vent arrière 07 pour un toucher ». L’annonce radio effectuée, je peux me consacrer à l’ajustement des paramètres de l’appareil. Les réglages sont identiques à ceux appliqués jusqu’à ce jour, pourtant le Sky ne cesse de vouloir monter. La théorie me revient subitement à l’esprit. [la vitesse est gérée par le manche, l’altitude par les gaz]. Progressivement je diminue la puissance jusqu’à obtenir un vario neutre. L’appareil se stabilise enfin. J’arbore alors un léger sourire à mi chemin entre satisfaction d’avoir su raisonner et autodérision. Seul dans l’avion, le moteur doit tout simplement fournir moins de puissance...comment n’y ai-je pas pensé... « Meaux de J.E. en finale 07G ». Autorisé à toucher, je réduis la puissance et adopte mon plan de descente. Rapidement je décide de casser la vitesse et d’effectuer une glissade pour perdre la hauteur excessive. La manœuvre me semble correcte et effectuée en sécurité mais je reste trop haut. Le seuil de piste disparait sous l’appareil...le premier tiers aussi...la longueur de la piste et les performances de l’appareil me permettent de poursuivre. Arrondi, touché, remise de gaz pour le décollage numéro 2.

J’effectuerai 4 tours supplémentaires. Chacun sera différent. Le vent se lève, l’avion s’allège progressivement. Parallèlement ma fatigue augmente. Voilà 40 min que je vole de mes propres ailes et l’envie de continuer est bien présente, mais la raison prend le dessus. « Meaux de J.E.- vent arrière 07 pour un complet ». Le dernier atterrissage sera le mieux réussi. Finale stabilisée, tenue d’axe, seuil assuré, arrondi et toucher du train principal, roulette de nez maintenue levée jusqu’à ce que la pesanteur aie raison du nez du Sky. « Meaux de J.E., piste 07D dégagée ».

Sur le taxiway je réalise enfin avoir effectué mon premier vol seul à bord. J’ai tant attendu ce jour, mais jusqu’alors les conditions météo ou mon pilotage n’avaient pas permis le lâcher. L’aviation est certes une évasion grisante, mais il ne faut pas oublier qu’il existe des risques liés aux conditions de vol mais surtout au pilote. Il faut savoir rester humble et accepter de reporter un vol...ou un lâcher...L’égo en est parfois affecté, mais à quel prix ?! Peut-être celui de vivre et de multiplier les vols dans le futur...

Un énorme MERCI aux INSTRUCTEURS du VELIPLANE pour leur pédagogie et leur disponibilité, sans oublier tous les acteurs du bon vivre qui règne dans ce club. Plaisir de vol et sourires sur un air du sud. Un vrai bonheur. Olivier W.

Patrick est à gauche - 67.7 ko
Patrick est à gauche
à coté de son AirBorne XT 582 Cruze
 
Chronique d’un élève laborieux

Pour commencer, un petit récapitulatif de ma formation. Inscrit en Juin 2008 au véliplane club d’Esbbly, je me lance dans le pilotage en pendulaire avec des idées préconçues. L’appareil parait facile à maîtriser et évoluer à faible altitude ne doit pas poser beaucoup de problèmes pour se repérer. Ce fut une grande surprise pour moi de découvrir qu’à quelques centaines de mètres du sol, j’étais très rapidement paumé. Il fallait en plus que je maîtrise la radio qui me paralysait, que j’arrive à maintenir l’altitude et la direction de l’appareil. Que d’efforts ! J’étais tellement crispé sur la barre que les muscles de mes épaules étaient ruinés. Enfin bref, je n’avais rien compris. Mais curieusement, je n’étais pas pour autant dégoûter. Plus les heures de formation s’empilaient plus je me sentais convaincu que c’était cet appareil qu’il me fallait et qu’un jour ou l’autre j’arriverai à le maîtriser.

Voler me fascinait. En octobre tout s’enchaîne. Je décide de passer l’épreuve théorique et d’acheter un pendulaire. Ca tombe pile poil, Serge en à deux à vendre. J’hésite entre le Redback neuf ou le XT582 d’occasion finalement ce sera le XT582. A partir de cet instant tout prend une dimension supérieure. J’ai ma machine et peut de temps après je suis reçu à mon examen théorique. Il ne me reste plus alors qu’à finaliser la pratique et d’être lâché.

Dans mon esprit c’est l’histoire de 15 jours voire un mois maximum. Ca, c’était sans prévoir ce qui allait se passer réellement. Une météo avec un froid de canard et surtout une tête plus dure que du vieux chêne où pour enfoncer un clou il faut-être un expert.

Je commence à ressentir une certaine lassitude de mes différents formateurs « quand va-t-il comprendre comment on pose un pendulaire ». Combien de fois ai-je entendu après mon arrondi pousse, pousse mais pousse. C’est trop long, c’est trop court ou tu va faire un dur t’es trop haut. Les heures s’empiles et j’ai l’impression d’être sénile. J’en rêve même la nuit « POUSSE ! POUSSE ! POUSSE ! » J’ai l’impression d’être dans le film des bronzés font du ski, avec l’instructeur de Michel Blanc quand il lui dit « c’est le planté de bâton qui ne va pas ».

Pour me rassurer Serge et Christian me parle de déclic c’est plus ou moins long disent t-ils ça dépend de l’âge de la personne « et VLAN prend ca dans les dents ». A 56 ans malgré une carrière brillante ou je n’ai cessé de me tenir à niveau, je dois me rendre à l’évidence ca ne rentre plus je régresse. J’ai une période de doute mais je décide de m’accrocher. J’ai tellement les boules d’être aussi proche et de ne pas pouvoir finaliser. Le caractère prend le dessus et j’envisage de faire une Nav pour faire avancer les choses.

Dans le courant du mois de mars 2009, je prends sur moi de téléphoner à Jean Charles pour prendre rendez-vous. On décide ensemble de partir pour Château Thierry de faire quelques tours de pistes là bas et de revenir. L’aller se passe bien je tiens mon cap je trouve mes repères et le terrain tout va bien je reprends confiance. Puis vient l’atterrissage ou Jean constate bien sur la même chose que les autres, je ne sais pas doser mon arrondi et mes mouvements sont beaucoup trop brutaux. Après quelques tours de piste, le retour est décidé, il se passe moins bien. Suite à un verrouillage de ma radio sur la fréquence de Château Thierry je m’évertue à trouver une solution pour la débloquer en oubliant complètement de surveiller mon cap. Jean laisse volontairement dériver l’appareil jusqu’à ce que je trouve une solution pour régler la fréquence de Meaux. Je suis à ce moment satisfait de moi jusqu’à ce que Jean me pose la question fatidique. Patrick, dis moi où tu es et indique moi notre emplacement sur la carte. Après un grand moment de solitude, je me sens vraiment con. J’essaie de me repérer avec les conseils de Jean, La Marne à gauche, la voie de chemin de fer puis l’autoroute j’arrive à me situer approximativement dans le secteur Nord de l’aérodrome de Meaux. Je rentre un peu en tâtonnant puis vient l’aterro ou avec un peu d’aide de Jean ça se passe plutôt bien. Ce n’est pas encore gagner, non seulement je ne sais toujours pas atterrir mais je viens de me rendre compte qu’un petit incident peut devenir catastrophique si on n’est pas attentif. Jean me conseille de perfectionner mes atterro en continuant les tours de pistes jusqu’au fameux déclic.

Serge me le confirme et me met dans les mains d’un jeune élève instructeur, Philippe. A partir de ce moment je ne sais pas pourquoi les verrous semblent sautés, je prends conscience de l’approche en finesse max, de la prise de vitesse, de la finesse de l’arrondi et des corrections fines et souples sur la barre pour approcher le sol et finir par le tangenter .Je ressens aussi que mes bras et mes épaules ne sont plus tétanisés, que je n’impose plus des contraintes brutales à la machine pour la contrôler mais justes de petites corrections pour l’accompagner vers le but choisi.

Les tours de pistes s’enchaines et les posés me sembles de plus en plus naturels. Je finis par un complet et rentre au Véliplane. Cette fois je suis content de moi le clou semble s’enfoncer enfin dans le bois dur. Une fois devant le hangar, pendant que je remplis le journal de bord, Philippe descend de la machine et va discuter avec Serge.

Serge vient alors vers moi et me propose vu la météo très calme de me lâcher si je suis d’accord. Heureusement je suis encore assis dans la machine. Quel choc, après deux secondes de réflexion pas plus j’accepte, je m’extrais du pendulaire pour aller remplir et signer les papiers nécessaires avec Serge et je retourne m’installer dans mon appareil.

Bizarrement, je suis très calme. Je me sens hyper bien. Je ne me pose pas de questions et me concentre uniquement sur les procédures radio et la check-list. Un dernier appel radio à la tour et je m’aligne sur la 34 gauche. Je pousse les gaz à font et mes roues décolles de la piste. A partir de ce moment, je réalise que maintenant je vais devoir me poser seul mais je n’ai aucune peur, je suis bien. Je suis heureux.

L’appareil continu de monter avec une assiette vertigineuse. J’ai l’impression d’avoir les pieds au ciel jusqu’à 920 pieds, tout va bien. Je m’annonce en début de vent arrière 34 pour un touché. Je suis seul dans le circuit et c’est la 34 droite qui m’est donnée. J’arrive en base, dernier virage, je m’annonce en finale et là maintenant il faut y aller. Je coupe les gaz, je m’oblige à me détendre et à suivre scrupuleusement ce que j’ai appris. Je suis très souple avec la barre, ma pente est bonne le terrain approche. Je tire pour prendre de la vitesse, j’arrondi en étant délicat tout en contrôlant la machine, le sol approche. Je la sens s’enfoncer je pousse et pousse et touche le sol proprement.

J’enfonce la pédale des gaz et c’est reparti. Je baigne dans le bonheur, j’ai l’impression d’être un vrai gosse mais quel pied ! La machine monte avec une pente encore plus raide que la première fois. Une fois dans le tour de piste je vois que la nuit commence à tomber. Je m’annonce cette fois pour un complet. Serge m’appelle et me propose de continuer encore un peu si je le désire. Le sol et les tracés de l’aérodrome me paraissent moins distincts et la fatigue commence à me gagner. Je décide donc comme je l’avais annoncé de faire un complet.

J’enchaîne cette fois ci les mêmes démarches que le tour précédent mais cette fois pour la 34 gauche. Je me suis écarté un peu trop loin pour couper les gaz, je corrige ma pente, je coupe et c’est reparti mon quiqui. Cette fois si je touche le sol avec beaucoup de douceur mais l’atterrissage est beaucoup trop long. Ce n’est pas grave, la piste est grande et je suis tout de même satisfais. Je quitte la 34 et rentre au Véliplane.

Serge, Philippe, Christian, Bruno sont là pour m’accueillir un verre à la main et me demandent mes impressions. Je suis un peu abasourdi par le comité d’accueil et mets au moins 10 minutes à comprendre. Ils étaient en train de fêter l’anniversaire d’une charmante jeune fille et celle-ci m’offrait un verre pour fêter l’évènement. J’étais plus que perturbé. Après quelques minutes de dégustation de cet excellent champagne, je décide alors de revenir sur terre, d’aller chercher à mon tour, une bouteille au frigo et d’arrosé avec eux ce lâché tant attendu.

Voilà, le récit d’une formation que je qualifierai de marathonienne, qui se termine avec succès. Je suis parfaitement conscient que c’est pour moi une première étape et que ma véritable formation commence maintenant. Pour parfaire cet apprentissage et corriger tous mes défauts il y a encore beaucoup de boulot.

J’en profite pour remercier tous mes instructeurs, Gérard, Bruno, Christian, Serge, Jean-Charles et Philippe « que je remercie surtout pour le déclic » et les autres avec lesquels je n’ai pas volé mais qui m’ont prodigués d’excellents conseils. Merci Geneviève pour ton accueil et ta gentillesse. Merci à tous Patrick

 
Salut, je te fais parvenir une jolie photo de la formation et quelques lignes pour te dire mes sensations au sortir du "fameux" jour de laché !

11 Aout 2008 11h30, arrivée au Véliplane pour un cours d’instruction avec Serge, Chef Pilote instructeur Autogire. Jusque là, tout va bien....café, tour des bureaux, passage aux wc, lavage de mains....(ça y est, je connais ma Préprévol par coeur !!!)

Pour continuer, prévol standard, détaillée en suivant la "check list", après la mise en route, je m’essaye a nouveau à la radio (une catastrophe, rattrapée a nouveau avec humour par Serge). La tour me confirme que je peux aller dans les cieux (YES !!!!!). Retour sans encombres, après plusieurs pannes (heu des fausses bien sur !!).

Déjeuner avec L’équipe (d’ailleurs parlons en de l’équipe, elle fait partie de l’ambiance du club, un Must hétéroclite de sympathie et d’expériences partagée avec simplicité et gentillesse ; et oui cette équipe là ne vous regarde pas à mille pieds et dédain, mais elle fait un arrondi a votre seuil de piste et s’intéresse a vous "le nouveau" pour vous aider a réussir votre "intégration"), repas de Geneviève (La Cheftaine qui s’enquière de ton tour de taille pour la combinaison qui tiens chaud quand le temps t’oblige a mettre un cache nez), ambiance décontractée, partage du moment avec Christian, Benjamin, Michel(la fameuse "équipe" ou presque).

Bon, un café et Hop redépart à 14h00 (recafé, pipi, menottes propres etc...) Serge me dis, un tour ou deux puis après c’est a toi tout seul (Super, enfin, génial, a glagla, si j’allais ailleurs ?....tout un peu mélangé).

Retour, pause habituelle, puis redépart tout seul comme un grand (c’est marrant j’ai la vague impression qu’on m’observe n’est-ce pas Benjamin !?... a suivre) Prévol super concentrée (bah oui, y a que moi dedans mais quand même, j’y tiens a ma carcasse !) Message Radio à la Tour (étrangement j’ai l’impression d’avoir fait juste, parcequ’ils m’autorisent à utiliser leur terrain de jeux) Tiens c’est marrant j’avance plus "légèrement" et le taxi way m’aide à prendre connaissance du trafic avant d’arriver au point d’arrêt. Pret au point d’arret 16 droite dis-je fièrement, ça roule, on m’autorise....(l’autre là bas il est en train d’atterrir en gauche avec son avion.....il semble rudement droite pour une 16 gauche !! une impression due au stress !) Bon cette fois le rotor tourne, tous les paramètres sont au vert, procédure appliquée a la lettre (que du bonheur, ça décolle rudement vite, t’avais raison Serge), pendant la montée initiale, je vérifie que peux virer main gauche sans danger....bah oui tiens c’est maintenant sûr de sûr, il y a personne sur le siège arrière. 900 pieds, 920 d’après les textes en vigueur.....message a la tour (je fais gaffe, y a personne qui peut me reprendre si je raconte la lune), ensuite ça va tout seul, avec une petite glissade en douceur (et la voix de Serge, rassurante qui me dit :"si tu le sens pas tu remets les gaz Denis") pour descendre bien bien tout comme il faut, par contre le posé, bof bof, pas kiss landing, alors, regaz, et tout le toutim, ça se passe pas mal.....et on recommence. Posé sympa : alors on reste LA DESSUS comme il dit le grand Serge. Retour au hangar, Benjamin devant, Serge pas loin derrière, le sourire et la question : ALORS ? SUPER ?

Le Chef Pilote, La Cheftaine et L’Equipe un mot : MERCI !

Denis, merci aussi à toi Denis, pour ta bonne humeur et pleins de futurs bons vols

 
De Maurice, 17 ans, jeune très agréable...l’accent a été conservé !!!

10-14.05.2008- Mes 4 jours au club Veliplane :

Comme beaucoup de gens, j’ai toujours voulu voler moi-même. Mais j’étais sûr que je volerai seulement un jour lorsque je serai vieux et riche.

Par hasard, il y a une année et demie, mon père et moi se sont retrouvés à bord d’un ULM. On était tout de suite impressionné par la fascilité de voler ultra-léger et bien sûr par les prix beaucoup plus acceptables.

Quelques mois après, mon père a débuté sa formation d’ULM sur un terrain en Belgique. Comme je n’avais pas encore l’âge néssessaire pour commencer ma formation et beaucoup de travail pour l’école, j’ai attendu jusqu’en mars de cette année. Je suis donc allé pendant les vacances de Pâques à Montpezat ( Base Saint Exupéry ) où j’ai été lâché après 16 heures de vol. Malheureusement les vacances étaient terminées et je suis retourné sans brevet au Luxembourg, où j’habite.

On a donc cherché la meilleure solution pour que je reçoive mon brevet le plus vite possible. On a décidé de poursuivre ma formation pendant les vacances de Pentecôte. Comme Montpezat
 
était beaucoup trop loin pour seulement une semaine, on a commencé à chercher un terrain plus proche. C’est alors dans la « vol moteur » qu’on a découvert Veliplane.

Comme le club avait l’aire très sérieux, très proche et très sympathique on a téléphoné à Meaux. Au téléphone ils nous ont expliqué qu’ils avaient encore une chambre libre pour loger et que je pourrais manger chaque jour avec eux dans de club. J’étais donc persuadé. La seule chose que je n’aimais pas, c’était le fait qu’il s’agissait d’un terrain contrôlé et je n’avais aucune pratique avec ce genre d’aerodromes.

Samedi, le 10 Mai 2008 j’ai donc pris le TGV en direction de Paris où j’ ai pris le train jusqu’à la gare d’Esbly. Arrivé à Esbly un élève du club est venu me chercher en voiture.

Quand je suis arrivé au club, Serge Bouchet m’a accueilli et m’a montré le hangar et ma chambre. Je me rappelle bien qu’une des premières choses qu’il me disait était que je volerai tout de suite, dès que le Skyranger serait de retour. J’était impressionné tout de suite et j’ai compris qu’ils prennent leur travail très au serieux et que j’étais vraiment là pour voler intensivement.

J’ai d’abord volé une heure le samedi avec la machine du club pour m’habituer au circuit et à la machine, puis encore une heure avec Bruno qui m’emmenait dans son Pioneer 200.

Le soir toute la famille Bouchet était présente et Geneviève, la femme de Serge, nous a préparé un bon barbecue.

Dimanche j’ai fait un vol avec Serge qui m’expliquait un peu le circuit et comment il fallait faire la radio (parce que je n’en avais jamais vraiment fait avant). L’après-midi j’ai préparé une navigation. Comme je n’avais pas assez de connaissances, Christian s’est pris le temps pour me réexpliquer beaucoup de choses. Après la préparation Christian m’a conduit à la tour de contrôle pour que je puisse voir comment ils travaillent et pour que je puisse leur demander quelques questions. La visite à la tour était vraiment une très bonne idee, non seulement pour voir comment ils travaillent mais aussi pour savoir avec qui on parle en vol. En fait celà m’a pris un peu la peur de faire la radio.

Plus tard dans la journée Christian et moi avons fait un vol de 82 minutes (le vol le plus long dans ma carrière jusque là) où on faisait des exercices de décrochage, virages engagés, panne en campagne etc. ...

Lundi matin Christian et moi avons fait notre petite navigation (Meaux-Château Thierry-Le Plessis-Meaux) qui durait environ 2 heures.

L’après midi j’ai encore fait un petit vol avec Christian en « Sky » et puis il m’a emmené pour mon premier vol en pendulaire ce qui était fantastique. Comme j’étais fâtigué je suis allé dans ma chambre. Mais après 10 minutes de repos, Serge m’a appelé et m’a dit que je serais lâché et que je ferais encore un petit vol.

Mon premier vol solo à Meaux était bien. Les contrôleurs me reconaissaient à mon accent luxembourgeois et savaient donc que j’avait un peu de problèmes avec la radio. Après 3-4 tours de pistes je suis retourné au club.

Mardi matin j’ai encore fait un vol solo de 5 tours de piste et puis le soir jusqu’à 21 heures dans le coucher du soleil, ce qui était vraiment super. Après avoir mangé, Serge m’a préparé toutes les feuilles nécessaires pour le brevet.

Mercredi matin j’ai fait mon dernier vol, encore quelques tours de piste et puis je suis retourné pour faire mes valises. Après le repas de midi, Christian m’a conduit à la gare d’Esbly pour retouner au Luxembourg.

J’aimais bien le séjour au Veliplane Club, les gens étaient très sympathiques et vraiment disponibles. Et on remarque tout de suite que voler est dans le centre de leur activités, on vole vraiment beaucoup et les instructeurs ne sont presque jamais au sol. En plus il y a une belle piste, et le fait qu’elle était contrôlée avait finalement beaucoup d’avantages.

J’ai non seulement eu la licence de radio mais aussi des expériences qu’on ne peut pas faire sur les autres terrains ULM. J’aimait aussi beaucoup leur machine d’école.

Un grand merci à toute la famille Bouchet et aux personnes qui m’ont aidé pendant mon séjour à Meaux.

Maurice Delcourt

Merci pour ton texte Maurice, vole toujours serein ! et repasse quand tu le souhaites.